Vivre avec les autres après la perte de son conjoint

Séance #3 : Apprendre à vivre différemment avec les autres

 

La séance d’aujourd’hui sera consacrée à certains enjeux spécifiques de votre deuil. Vous le savez mieux que personne, votre conjoint assumait une multitude de rôles dans votre vie : l’ami pour les loisirs et les voyages, le parent de vos enfants, le ou la partenaire sexuelle et tant d’autres choses qui étaient propre à votre relation.

Des transformations importantes à venir

Une partie de ce que vous êtes aujourd’hui s’est construite avec cette personne et sa disparition génère une véritable crise d’identité avec l’impression d’être amputé d’une partie de soi. A l’horizon, se profilent d’importants changements dans votre vie, pour que vous puissiez vous y préparer, nous vous en dévoilons quelques-uns.

Apprendre à exister seul(e).  Il va y avoir une période de transition, où il faut apprendre à passer du “nous” au “je” dans vos relations avec les autres mais aussi avec vous même. L’absence d’une présence endormie à vos côtés, d’une caresse, d’un baiser, d’un  soutien conduit à éprouver un douloureux sentiment de solitude au quotidien.

Être confronté à la pression de l’entourage. Il se peut que certaines personnes de votre entourage vous conseillent, plus ou moins maladroitement, de “refaire votre vie”. Cela part certainement d’un bon sentiment mais ça minimise votre douleur comme si les partenaires de vie étaient interchangeables.

Sachez que cette pression peut renvoyer à différentes choses. Certains ont besoin que vous “rentriez dans le rang”, d’autres trouvent votre deuil trop long et s’en inquiètent… Quoiqu’il en soit, un conseil : laissez-les dire. Votre entourage ne sait pas ce que vous êtes en train de vivre.

Les amitiés qui évoluent. Au fil des mois, vous allez constater des évolutions importantes dans vos amitiés. Passés les premiers temps du deuil, il arrive que des personnes proches de vous, donnent moins de signes de vie. Le lien va s’étioler jusqu’à peut-être se rompre. A l’inverse, certaines connaissances vont prendre de l’importance et vous nouerez de nouveaux liens avec des personnes qui ne vous auront pas connu en couple. Certains aspects de votre personnalité qui s’exprimaient peu jusqu’à présent pourront se dévoiler et se développer.

Le témoignage qui nous a ému

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Visionnez le témoignage de Florence qui a perdu son mari suite à un cancer.

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« Cela fait 15 mois que mon mari est décédé et j’ai l’impression que je ne m’en sortirai JAMAIS !!! »

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Cette impression est quasi constante au cours du deuil : elle est le ressenti caractéristique de la 3ème étape du deuil – la phase de déstructuration. Une chose est certaine : cette souffrance va un jour s’apaiser. Tout comme vous, des milliers de gens ayant perdu un proche ont eu d’énormes doutes sur leur capacité à sortir de leur souffrance. Ils en ont douté pendant de très longs mois. Mais ces même milliers de gens ont fait, un jour, le constat que leur douleur parvenait finalement à s’apaiser, alors qu’ils n’y croyaient plus : ils peuvent en témoigner.
Cela s’est passé pour eux ; cela se passera pour vous, même si vous êtes intimement et farouchement convaincu(e) du contraire. La survenue d’une paix à venir est une certitude à laquelle vous devez vous accrocher, même au plus profond de votre désespoir : elle correspond à la réalité du processus, même si vous n’arrivez pas à le concevoir aujourd’hui !

Soyons clairs néanmoins : même après plusieurs années, vous ne serez pas à l’abri de la ré-émergence soudaine de votre peine, lorsqu’un événement ou une circonstance particulière réactiveront la douleur : un anniversaire, la naissance d’un petit-fils, un succès qu’on aurait souhaité partager avec la personne disparue, une photo qu’on croyait oubliée et qu’on découvre lors d’un déménagement.
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Ces « pics de deuil » ne sont, en aucune façon, des signes que « le deuil n’est pas fait » (cette expression ne veut rien dire) ; ils signent simplement que la personne que vous avez perdue vous manque dans votre vie, même si vous êtes parvenu(e) à reconstruire une vie sans elle. Ces « pics » sont des rappels du lien d’amour qui vous unissait.

Donc, voici un conseil pour ne pas vous tromper sur ce que vous avez à faire aujourd’hui : allez directement dans cette douleur qu’il vous est impossible d’éradiquer de votre vie. N’essayez pas de l’éviter ou de la contourner ou de l’anesthésier : c’est la 2ème tâche de votre travail de deuil. En ressentant cette douleur et les émotions qui l’accompagnent aussi profondément que vous le pouvez, vous hâtez le jour où vous serez libéré(e) de cette souffrance. Essayer de retenir les émotions et de refouler ce que vous ressentez, ne fait que ralentir le processus de deuil et le rendre encore plus douloureux. Vous trouverez des clefs pour vous aider à avancer dans les différents modules des programmes d’accompagnement.
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