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Le deuil d’un frère ou d’une sœur à l’âge adulte

Depuis quelques années, on parle beaucoup plus de la fin de vie et du deuil, mais il existe un deuil bien particulier qui reste encore trop souvent négligé : c’est celui des frères ou des sœurs adultes après le décès d’un membre de leur fratrie. En effet, on ne retrouve quasiment aucune étude dans la littérature scientifique qui en parle ! C’est comme s’il n’existait pas. Et pourtant, il n’est pas rare d’avoir plusieurs frères et sœurs. De là, la probabilité de vivre la perte de l’un d’entre eux est très forte : ce deuil est donc très fréquent !

Le vécu d’un deuil est fortement relié à la nature de la relation qui liait la personne en deuil et la personne aujourd’hui disparue. On doit bien reconnaître que la relation entre frères et sœurs est unique et très spécifique ; qu’on en ait conscience ou non, elle influence profondément les uns et les autres pour le reste de leur vie. De plus, dans une existence, il y a peu de relations qui soient aussi longues, aussi intimes et aussi riches en souvenirs communs que celles qu’on entretient avec un frère ou une sœur. Ainsi, quand il ou elle décède, on perd une partie du passé dont il ou elle était dépositaire. C’est une partie de son identité qui s’en va : les souvenirs de qui on était enfant, le témoin du passage de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à l’âge adulte, le témoin aussi de tous les événements familiaux, heureux ou douloureux. Un frère ou une sœur est une personne unique dans une vie.

La perte d’un point de repère

Quand un frère ou une sœur meurt, c’est un point de repère essentiel qui disparaît : cela peut générer pour certains un sentiment d’insécurité ou d’anxiété. En effet, même si on n’était pas en contact constant avec lui ou elle, cette personne existait néanmoins « quelque part » dans le monde et cette idée avait quelque chose de rassurant : on n’était pas seul(e) ; il y avait toujours quelqu’un qui était un rappel de « la maison » et du foyer d’autrefois. De plus, son décès donne un « coup de vieux ». On réalise qu’on peut mourir à son tour et on se dit qu’on est peut être le (la) prochain(e) sur la liste. On peut même s’inquiéter sur la cause de son décès (s’il s’agit d’un cancer par exemple), en se demandant s’il n’y a pas des causes génétiques dont on pourrait soi même être porteur.

Les frères et sœurs se connaissent de façon intime, même si chacun a évolué depuis l’enfance. Le décès peut alors faire émerger une poignante nostalgie du passé… Il y a parfois la tristesse de ne pas avoir cherché à mieux connaître cette personne devenue adulte, avec la conscience qu’il est maintenant trop tard : on ressent peut être alors un sentiment de gâchis, d’opportunités perdues contraint(e) à faire le deuil de ce qui n’a pas été et de ce qui aurait pu être…La perte d’un frère ou d’une sœur, c’est aussi le deuil de l’avenir : c’est le deuil du rôle que le frère ou la sœur aurait joué dans le futur. On va peut être se marier, avoir des enfants, acheter une maison, connaître des succès et des échecs et tous ces événements vont être vécus avec la triste conscience que son frère ou sa sœur n’est pas là pour partager tout cela. Tous ces événements (ainsi que les vacances, les fêtes de Noël, les anniversaires… etc.) prennent alors un gout doux-amer…

Il y a aussi la tristesse de voir la mort interrompre un mouvement de retrouvailles, une fois dépassés les conflits et les jalousies de l’enfance : on peut ressentir de l’injustice à devoir se séparer alors qu’on commençait (enfin) à se retrouver. Dans ce cas, le processus de deuil peut devenir un moyen de se rapprocher l’un de l’autre, par delà la mort. En effet, quand l’un ou l’autre décède, on observe que le frère ou la sœur en deuil « porte » parfois, plus ou moins consciemment, les rôles et les caractéristiques de celui ou de celle qui a disparu : par exemple, on commence à s’intéresser à ce qu’il ou elle aimait, ou encore on prend le relais des « rôles » que le frère ou la sœur disparu(e) tenait auprès des parents ou d’autres membres de la famille. Certains oncles ou tantes décident par exemple de prendre une place plus importante auprès de leurs neveux ou de leurs nièces, en faisant vivre, à travers eux, le souvenir de leur père ou de leur mère disparu(e).

C’est là où l’on voit que le décès peut aussi être source d’un enrichissement, à la fois personnel et familial. C’est une façon d’intégrer dans sa vie le frère ou la sœur disparu(e) et de donner du sens à sa disparition.

La culpabilité

Néanmoins, la relation avec un frère ou une sœur n’est pas toujours au beau fixe ! Même adulte, elle peut rester marquée par la compétition ou la jalousie d’autrefois, ou persister dans le présent quand, par exemple, l’un « réussit » plus que l’autre. De plus, si le frère ou la sœur était malade, la maladie et l’attention des parents qu’elles ont suscitées ont pu réactiver chez les autres frères et sœurs des vieux relents de ressentiment du passé. Les émotions négatives ressenties alors risquent de se transformer en culpabilité après le décès. De même, quand on examine les souvenirs de la relation avec le frère ou la sœur décédée, on retrouve immanquablement des circonstances où l’on a été franchement hostile ou délibérément négligeant(e) à son égard… Quand on fait une relecture du passé (comme c’est le cas quand on est en deuil), ces souvenirs peuvent générer une sourde culpabilité qu’il est parfois difficile de partager avec autrui : on a honte de ce qui s’est passé ou de comment l’on s’est comporté. De là, on garde le silence et c’est parfois lourd à porter…

Enfin, il y a un revers à la pièce « jalousie » : quand on était petit(e), on disait : « Julien a eu une glace : j’en veux une aussi » – cela semblait juste et légitime : on voulait ce que l’autre avait ou encore on souhaitait vivre la même chose que lui ou elle. Ainsi, quand le frère ou la sœur disparaît, on se dit : « Mon frère/ma sœur est mort/e : moi aussi je « devrais » mourir… ». Cela peut même prendre la forme de ce qu’on appelle la « culpabilité du survivant » : c’est la culpabilité d’être vivant alors que son frère ou sa sœur est aujourd’hui décédé(e). Pour certains, être vivant est presque une trahison envers le frère ou la sœur disparu(e) et certains se « punissent » parfois inconsciemment en s’interdisant des moments de bonheur au cours du deuil. C’est comme s’ils n’avaient plus le droit d’être heureux maintenant que l’autre est décédé et qu’il fallait « compenser » ou « contrebalancer » les fautes du passé par autant de malheurs dans sa propre existence !

Que ce soit la culpabilité du survivant ou la culpabilité liée à des manquements d’autrefois, celle-ci a besoin d’être identifiée et reconnue comme telle : « Oui, je reconnais que je me sens coupable de ceci et de cela ». Il est important d’identifier les éventuelles « punitions » que l’on s’inflige sans même s’en rendre compte et il faut apprendre à se  « pardonner »: tout ceci est longuement développé dans le module 3 du programme vidéo d’accompagnement « Vivre le deuil » consacré à la culpabilité.

Peu d’attention, peu de soutien…

Malgré tous les enjeux de ce deuil, aucune perte de l’âge adulte n’est pourtant autant laissée de côté que la mort d’un frère ou d’une sœur ! Pourquoi en est-il ainsi ? Dans notre société, on ne s’attend pas à ce que le décès d’un frère ou d’une sœur ait des répercussions majeures sur les autres membres de la fratrie.  Les frères et sœurs en deuil sont rarement pris en compte. De fait, que disent les proches ? : « Cela doit être terrible pour tes parents : comment vont-ils ? » ou encore « Ca va être très dur pour ta belle sœur et pour les enfants… ». De là, ils oublient d’apporter leur soutien au frère ou à la sœur en deuil. Bien sûr, les parents, l’épouse ou les enfants de la personne disparue vont souffrir, mais une telle attitude néglige la réalité de la perte du frère ou de la sœur en deuil. De fait, les parents sont tellement dévastés par la perte de leur enfant qu’ils pensent rarement à reconnaître l’intensité de la peine de leurs autres enfants : « Ça n’est pas pareil » disent-ils. C’est vrai, mais cela n’efface pas la réalité de cette peine qui risque alors d’être étouffée et qui devient silencieuse, puisqu’il n’y a personne pour l’entendre. D’ailleurs, les enfants en deuil choisissent souvent de taire leur propre peine pour ne pas accabler davantage leurs parents. De même, certains se retrouvent face à des parents qui ne parlent que de l’enfant disparu, au point que parfois certains frères et sœurs ont le dérangeant sentiment que c’est le « meilleur des enfants » et le préféré des parents qui est décédé… Cette intense focalisation des parents sur l’enfant disparu est dans la logique normale du processus de deuil, mais il est vrai que les frères et sœurs peuvent vivre avec difficulté l’impression de ne plus exister autant aux yeux de leurs parents…

Mais cette négligence va plus loin que celle, éventuelle, des parents : l’entourage de la personne disparue accorde une attention très relative à la peine de sa fratrie en deuil. Très souvent, les amis et collègues de la personne décédée avaient peu – ou pas – de liens avec les autres frères et sœurs. De là, quand elle meurt, ces personnes ont du mal à mesurer l’impact de cette perte chez les frères et sœurs : ils leur apportent alors un soutien peu important et relativement court dans le temps. De même, des personnes qui ont connu le frère ou la sœur disparu(e) depuis moins de temps sont néanmoins reconnues « officiellement » comme celles qui sont les plus touchées par son décès : son ou sa partenaire, ses enfants… etc. Tout cela conduit les frères ou les sœurs en deuil à négliger leur propre souffrance, comme si elle ne comptait pas vraiment… A force d’entendre que cette perte n’est pas vraiment  leur perte à eux aussi, les frères et sœurs en arrivent à croire qu’ils n’ont pas le droit de l’exprimer ! Les frères et sœurs en deuil ont pourtant tant de choses à dire et à partager et il n’y a rien de pire que d’être condamné au silence… On oublie que le deuil se déroule d’autant mieux en soi qu’on reconnaît la réalité de la perte et l’intensité de la douleur qu’elle génère : si on la néglige ou si on  la minimise, on ne donne pas sa pleine et légitime place au processus de deuil. On s’étonne alors de vivre un fond de déprime pendant des mois sans savoir pourquoi et sans nécessairement le relier au deuil qui se déroule de toute façon en soi !

Apprendre à revendiquer cette peine légitime

Ainsi, il est clair que bien peu de gens dans la famille et dans l’entourage mesurent la profondeur de la douleur des frères et sœurs en deuil. Il est donc important que ces derniers apprennent à revendiquer la réalité de leur peine, même s’ils ont parfois l’impression d’ « exagérer » et de vouloir tirer à eux la couverture. Comme toute personne en deuil, le frère ou la sœur en deuil a le droit de solliciter l’écoute et le soutien dont il/elle a besoin.

Très souvent d’ailleurs, cette aide ne se trouvera pas au sein de la famille et c’est là où le réseau amical peut être d’une aide considérable. En effet, les amis du frère ou de la sœur en deuil ont moins tendance à minimiser la peine qu’on leur confie et leur présence discrète mais attentive permet souvent au processus de deuil de se dérouler de façon harmonieuse : les souvenirs d’autrefois sont évoqués… la culpabilité trouve des mots pour s’exprimer… on apprend à trouver une nouvelle place au sein de la famille et dans sa propre existence. Et petit à petit, au fil du temps, le frère ou la sœur en deuil découvre en lui/elle un lieu privilégié où préserver à tout jamais le souvenir de cette personne qui tenait – finalement – une si grande place dans son existence…

-Extrait de Traverserledeuil.com

 

Le deuil d’un frère ou d’une sœur à l’âge adulte
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50 Commentaires

  1. Bonjour

    je viens de perdre mon Fils Pierre 28 ans il y a 3 mois d’une façon brutale à la suite d’une grippe
    je viens de découvrir votre site et je viens d’écouter la conférence de C Fauré à la fois je suis rassurée et effrayée …..je suis si fatiguée et courbaturée je cherche Pierre partout j’ai peur de devenir folle et çq m’angoisse
    j’ai joint l’association Jonathan Pierre Vivante à Rennes Mon Mari a trèd peur pour moi et moi pour lui car l’expression de sa souffrance est s “intro vertie pourrai je dire ….je fais l’effort de le suivre dans les activités que nous avions mais je suis fatiguée ….comment lui dire sans générer trop d’ inquiétude
    Mraie christine

    • Bonjour Marie-Christine,
      Je viens de lire ton mail qui date déjà de qques mois.J’ai aussi perdu ma fille( de façon brutale:une angine avec phlegmon) alors agée de 20 ans il y a exactement 5ans au jour près,et ce que tu dis de ta fatigue ,je l’ai aussi vécu.Pour être en contact avec d’autres mamans ayant vécu la même expérience,nous vivons visiblement des sensations quasi identiques dans nos corps.Tu as rejoins une association et je pense que cela peut vraiment t’apporter de l’aide.
      J’habite dans le Nord Anjou,et toi tu es proche de Rennes.Je suis prête à m’entretenir avec toi ,juste pour un échange,un partage de nos vécus et aussi te faire découvrir ce que la vie nous offre malgré l’absence de nos enfants.
      Voilà ,ceci est une proposition qui vient du coeur.
      A bientôt
      Nadine

    • Bonjour à toutes et à tous, ou bonsoir,

      Je viens de lire le texte de votre site, et je le trouve remarquablement détaillé. Il situe la problématique dans le champs des relations sociales et des formes de ritualisations plus ou moins conscientes qui suivent la disparition d’un être cher et aimé. Il n’omêt pas de mentionner les conditions sociales d’existence des endeuillé(e)s, leur isolement sensoriel, affectif, psychique, ainsi que l’inaptitude, l’absence de formation culturelle adéquate, de l’entourage dans l’accompagnement empathique de la personne endeuillée. Toutefois, ce dont ne parle pas ce texte est la pression sociale existante autour et sur les endeuillés : l’injonction sociale à l’oubli, “au-passer-à autre-chose”. Le pseudo-devoir de “Passer-à-autre-chose” est non seulement une négation de l’intensité de la souffrance des endeuillés et un révélateur de l’inhumanité réelle d’une société, où tout est régimenté par la vitesse et la productivité. De même que, vivants, nous ne devons plus être en possession de notre temps, le temps du deuil nous est arraché, ainsi que toute narration, récit, mémoire autour des disparus. Il faut dans la langue du management “aller de l’avant” et toujours plus vite : la vie est organisée selon des objectifs comptables, tout est affaire de dosages, de “seuils”, etc. Tout ce qui se tourne un tant soit peu sur le passé est taxé de “pathologique”. Tout ce qui entretient la mémoire du défunt est perçu comme une lubie, ou pire, une impossibilité à vivre pleinement une pseudo-vie enfermée dans un présent perpétuel. Il ne nous est pas épargné le reproche d’impudicité quand nous évoquons, dans notre entourage, nos soeurs et frères disparus. Le vernis des formules convenues cache mal l’indifférence profonde et l’insensibilité qui déterminent peu à peu l’ensemble des comportements affectifs dans une logique darwiniste du “marche ou crève”. La dictature du temps présent, abolissant passé et futur, détruit toute continuité, toute mémoire collective, familiale, amicale, etc. Les grands malades incurables, les mourants sont effacés de leur vivant même pour ne pas gâcher le plaisir des bien-portants, et on nous demande à demi-mots de les effacer une seconde fois après qu’ils aient quitté ce monde.
      La souffrance des proches n’est pas réellement reconnue car elle pourrait remettre en question pas mal de choses dans nos façons de vivre, si on en faisait une question sociale à part entière. Car personne n’échappe au deuil et pourtant, il reste prisonnier de la sphère dite privée, alors qu’il est une des facettes essentielle de la condition humaine universelle.

  2. Il y a plus d’un an j’ai perdu mon grand frère de 25 ans brutalement. Un matin, il s’est levé et a eu une crise cardiaque, il est mort 30 minutes, j’étais là juste impuissante, il est mort dans mes bras. C’était affreux. Pendant toute cette année qui s’est ecoulé après sa mort, je devais etre forte pour mes parents et mes frères qui s’écroulé. Alors je me reconnais tout à fait dans cette article “frère et soeur en deuil” car tout le monde me disait “toi c’est pas pareil” “eux (mes parents) ont perdu leur fils. Je n’ai pas voulu hurlé “mais moi c’était mon frère!” durant une année j’ai pris sur moi jusqu’à ce qu’à l’approche de’ cette date une crise de tachicardie affole tout le monde j’étais une vraie bombe à retardement qui avait envie d’exploser. J’ai été terrorisé après cela car j’ai eu peur d’avoir la meme chose que lui et j’ai pens” que j’allais mourir à mon tour comme lui. tout mes amis ou presque se sont eloigné et j’ai eu peu d’écoute, encore aujourd’hui, je n’ai que peu de monde à qui en parler alors votrr article a fais echo pour moi

    • Bonjour Cindy,

      wouh :-( ! c’est totalement affreux en effet, et ça me bouleverse pour toi.
      Moi aussi je viens hélas de rejoindre le club de ceux qui ont perdu leur frère dans la force de l’âge (le mien avait 34 ans et il est mort il y a 15 jours) et je suis tombée sur cet article car je cherchais à savoir si on s’en sortait un jour et comment faire pour aider ses parents ?
      L’envie de hurler “mais moi c’était mon frère” je l’ai déjà eue aussi, quand ses amis disent qu’ils sont accablés parce-qu’il était “comme leur frère” (mais en même temps, ça fait du bien de savoir qu’il avait de vrais amis…).
      Par rapport à tes amis, je ne les connais pas et il y en avait peut-être dans le lot qui n’en étaient en réalité pas, mais je me dis que peut-être en réalité tu en as encore mais ils n’arrivent pas à t’approcher car ils ne savent pas comment se comporter. Tu vois comment ça fait mal d’être impuissant à soulager la peine de ses proches, et ce que ça conduit à refouler ? alors imagines que des amis, qui ont des sentiments pour toi et te savent désamparée, sont peut-être un peu dans un cas similaire et n’attendent peut-être qu’un signe de toi, ou une explication franche pour répondre “présent !”. Et puis aussi, je ne sais pas toi, mais moi je sais que je suis un peu “fermée” en ce moment et que je n’ai pas forcément la même attention et la même chaleur qu’avant pour eux. Bon, moi ça ne fait que 15 jours alors je ne peux pas dire, mais pour l’instant ça se passe bien de ce côté là car j’ai indiqué clairement que j’avais besoin qu’ils demeurent comme avant, et ils ont respecté et donc c’est plutôt facile, même si parfois j’ai brutalement envie de leur rappeler “oh !!!! mon frère est mort !!!”.
      Moi aussi j’ai super peur de mourir maintenant, l’angoisse d’attraper un cancer, etc. alors qu’avant je n’y pensais pas et y’a des trucs qui tournent en boucle dans ma tête et qui ne permettent pas à la douleur de redescendre. D’ailleurs, quand je suis occupée et que l’intensité de la souffrance morale diminue, c’est la souffrance physique qui prend le relais (mal au ventre, à la tête, aux muscles, aux tendons).
      Je trouve super dur que tu n’aies pas pu exprimer ta souffrance. Je ne sais pas comment tu fais… Pour ma part, je ne l’exprime pas avec d’autres personnes que mes parents, mais c’est déjà beaucoup je trouve et je ne pourrais absolument pas la leur cacher je crois…
      Et puis je me dis, que je guérirai plus vite, si toutefois c’est possible, en n’intériorisant pas car c’est vraiment un choc sidéral.
      La perte “d’un avenir” je la ressens intensément et j’ai l’impression que je me fous de tout et que je ne retrouverai plus d’intérêt à quoi que ce soit. Est-ce que ça t’as fait ça ? Est-ce qu’il te semble qu’autour de toi quelqu’un remonte la pente ?
      Je te souhaite beaucoup de courage et tu as toute ma compassion même si je ne te connais pas.

      • Bonjour Potter,

        Ma petite sœur marie âge de 26 ans à décide de mettre fin à ses jours il y a 15 jours,sans prémices ,sans alerte n aucune nature.je l ai trouvé dans sa salle de bain ce dimanche matin sans m attendre mais vraiment pas du tout à ce que mes yeux voient l inacceptable,l inconcevable .a partir de ce moment mon cœur a explosé , mon esprit a lâche ,te la femme que j étais est devenu en une fraction seconde une autre personne,une femme que je ne connais pas.j ai détache le petit corp de ma petite sœur et ma douleur m a fait que je l ai lâche, j ai entendu sa tête taper fort par terre et à ce moment j ai compris qu elle était morte,a ce moment la femme que j étais est morte à ce moment précis .je suis sortie de son appartement et j ai hurle jusqu a ne plus pouvoir et ça pendant des jours.je lis beaucoup les témoignages mais je reste presque imperméable à la souffrance des autres pour le moment, j ai envi de leur répondre mais pour dire quoi , les réconforter , j en suis incapable pour le moment.

        • Bjr à tous,

          Courage, courage, courage…

          J’ai découvert mon petit Frère sans vie, chez lui, il y a 3 mois…crise cardiaque…
          Tout comme moi, votre monde a dû basculer dans cette horrible autre dimension…

          J’ai mal, dans mon corps et dans ma tête…et je me force tous les jours à me lever, pour “avancer”…Je ne peux entrevoir l’avenir, même proche, car le temps s’est arrêté…
          On dit qu’il faut du temps…je crois que le temps n’y fera pas grand-chose…Nous étions si proches et si unis…
          La moitié de ma vie est au cimetière, où je me rends tous les jours, sans arriver pourtant à réaliser….

          L’acceptation….oui, accepter de ne plus jamais revoir “physiquement” mon Frère adoré, sera un premier pas dans mon travail de deuil…

          • Bonjour
            Je me reconnais dans ce temoignagé j’ai perdu ma moitié le 23/12 et depuis la souffrance. E me quitte plus
            Ca ne peut pas durer tout le reste de ma vie ! Je suis inconsolable, son absence est une torture incessente, j’ai envi de hurlerrrrrrrrr

        • Allo je te comprend telle ent ma soeur a decider de s enlever la vie il y a1 mois!! Ma soeur etait tout pour moi!!! Ma soeur une amie et ma confidente!! Elle me dissait tout les sem qu elle me ferait jamais ca!! C etait ma seul famille!! J ai peine a roire ne plus jamais la voir lui dire que je l aime la serrer ds mes bras! On etait supposer ette la une pour l aute!!! J ai mal et j ai hate de retrouver ma joie de vivre!!!

      • Bonsoir, j ai perdu mon frère il y a 23 ans..Brutalement dans un accident de voiture. Je ne m en sort toujours pas et depuis peu j ai fais appel à un psy. je pense a lui régulièrement tous les jours Je suis devenue ultra protecteur envers mes parents… A priori tous cela est “normal” dans nos situations. J ai aujourd’hui 40 ans et je souffre de son absence. Il faut absolument se faire aider, seul c est impossible!!!

    • PERDRE UN FRÈRE (Chanson)

      Tu me laissas si triste, esseulé par ta faute,

      J’avais jadis un frère, or la mort fut si sotte

      Que, t’arrachant de terre avec ses poings sinistres,

      Tu m’abandonnas, seul, dans ce monde de cuistres ;

      Dans ce monde où aimer se brade et se corrompt,

      Dans ce monde où autrui est l’ennemi qu’on rompt,

      Dans ce monde qui crache à la face du Beau

      Et se réjouit quand naît Demain dans son berceau.

      Si le Sort, ce méchant, m’avait laissé le choix,

      J’aurais prié cent fois, plutôt que cet effroi

      De perdre pour toujours un frère que je pleure,

      Qu’il me plante un poignard en plein milieu du cœur.

      Saignant toutes les plaies saignées par les martyrs,

      Le meilleur me fuyant, c’est direction le pire

      Que mon âme en naufrage aurait tendu sa voile

      Pour voguer, tout là-haut, vers ses sœurs les étoiles !

      J’aurais tout accepté, options au cap multiple,

      Comme un maître se voit servi par ses disciples,

      J’aurais léché les pieds des sales Compromis

      Puis, fouetté par l’Orgueil dont le zèle humilie,

      J’aurais dit au Mépris : « Essuie-toi sur mon front

      Comme le soulier crotté le fait d’un paillasson… »

      Mais voila, rien ne sert de remonter le cours

      Du temps qui s’avançant fait s’écrouler les tours

      Des Babel dont les nains défient l’Immensité,

      Que fait donc au Ciel, puissante éternité,

      Que l’esclave à genoux d’ici-bas se croit prince ?

      Mon frère je t’aimais comme un roi sa Province

      Au mille et un coteau d’un flamboyant été

      Tant tu fus mon soleil, lumière énamourée

      Qui peignait des rayons sur ma morne grimace !

      Jamais de te pleurer mes larmes ne sont lasses,

      Ma détresse est profonde autant que l’est la nuit

      De lune enténébrée et qu’en chauve-souris

      L’Espérance parcourt sans ne jamais trouver

      Une proie à saisir sous son vol effréné !

      Où trouver cette joie qui me manque à présent,

      Coulant sous le carnage, ô mes frères de sang,

      Vous qui êtes les miens, riche et pauvre famille

      Que vêt le beau costume ou l’affreuse guenille ?

      Quand la fraternité a délaissé la Terre

      Ne sommes-nous pas fous de nous faire la guerre

      Tandis qu’enfants dans l’âme et liés par le cœur

      Nous devrions, heureux, chanter d’un même Chœur

      Qu’il n’est de possession digne de persister

      Parmi les astres d’or par Dieu partout semés

      D’une main débonnaire en ces champs d’innocence

      Où croît la Liberté libre d’appartenance ?

      Sur ce globe sans rêve où la folie essaime

      Les clivages maudits de l’antique dilemme,

      Un frère chaque jour, quelque part, un quidam

      Souffre en sa destinée d’épouvantables drames ;

      Dresse la damnation partout ses échafauds,

      La misère se fait du quotidien l’écho,

      La finance prospère entre bagnes et banques,

      Roulent sur les charniers les chenilles des tanks !

      Dès lors que la colombe est massacrée par l’aigle,

      Compatir n’est-il pas la plus noble des règles ?

      Penser à son prochain souffrant plus qu’à soi-même

      Ne lui fournit-il pas cette preuve qu’on l’aime ?

      Je jette en le tourment ce cri telle une sonde :

      Mon frère je t’aimais plus que tout être au monde !

      Hélas ! Notre Univers est un vaste Océan

      Que la Nécessité, en ses justes courants,

      Fait fluctuer non point vers le sens qu’on désire

      Et où le contingent n’a pas son mot à dire…

      Tu souffrais tellement ! Et l’on n’a rien pu faire

      Pour éteindre ce feu qui consumait tes chairs ;

      Nous-pardonnerais-tu, témoins de ta géhenne,

      Que l’on n’ait pu t’offrir une épaule à tes peines ?

      A mon luth éploré quelques tragiques cordes

      Jouent le miserere d’une miséricorde…

      La poussière et la cendre et la tombe et la croix,

      Le Sublime s’entrouvre au vulgaire qui croit

      Aux sermons du prophète agonisant pourtant

      Du malheur d’être né des autres différent…

      Dès lors, se lamenter exposant ses limites,

      Que cesse l’élégie et que viennent très vite

      Illuminer mes traits, visage du clown triste,

      Les rais d’un bel Azur aux couleurs d’améthyste !

      Que se taise ma voix, que s’assèchent mes larmes,

      Sonnez le glas, chagrin ! Aigreur, rendez les armes !

      Peu importe le nom qu’on ne peut oublier,

      Reste le souvenir d’un frère qu’on aimait…

    • Bonjour ,

      J’ai perdu mon frere il ya impeus moin de deux semaine et ce que tu decrit c’est exactement ce que je suis entrain de vivre , je reste forte devant mes parents et autour de moi j’ai aucune ecoute , sois par ce que quand je parle de lui on me reproche de “plomber l’ambiance ” , soi par ce que je suis en famille et donc j essaye de paraitre celle qui reste la plus forte mais je sens que je ne vais pas tarder a lacher prise et craquer car j’ai besoin d’en parler , depuis je ne suis plus la meme j’ai l’impression que sans son soutien je n’arriverai plus a rien , il me manque .

  3. J’ai perdu mon frère il ya maintenant 12 ans et pas un jour n’a passé depuis lors sans que j’ai pensé à lui au moins une fois pendant la journée. ou que j’ai trouvé un prétexte pour parler de lui. La douleur n’est plus aussi effroyable que les premiers mois mais la plaie est toujours là, prete à saigner. Il avait 40 ans, une vie entière à vivre, et il me manque énormement. Mes parents étaient tous les deux atteints de la maladie de Alzheimer et ils ne se sont pas vraiment rendu compte (ils nous avaient eu tard et étaient dejà agés), j’ai donc été la seule à pleurer sa perte. Il était divorcé et n’avait pas d’enfants. Entretemps mes parents sont morts aussi mais j’ai pu accepter ce deuil plus facilement, parce-que c’est dans la nature des choses. J’immagine continuellement comment serait sa vie aujourd’hui, s’il aurait des enfants, et j’éprouve la douleur et la rage d’avoir été privée d’une partie de ma vie, du seul témoin de mon enfance.

    • Cela fait juste 2 ans que j’ai perdu mon frère aîné de 10 mois, une vraie partie de moi parti à 43 ans d’une crise cardiaque. Je sais la douleur là mais sans doute l’ai-je minimisée car en ce moment moi qui n’ai jamais eu de problème de santé j’ai l’épaule droite gelée, je tousse me mouche et j’ai maintenant l’oreille bouchée… du coup je suis revenue lire et écouter des parcours de deuil. Je me sens toujours fatiguée, et ne parviens pas à vivre vraiment intensément mes joies. C’est vrai que 43 ans de complicité c’est dur d’en faire le deuil. Il me manque terriblement. Si les premiers temps j’ai pu me rassurer en le sentant présent donc heureux, aujourd’hui je ne ressens plus rien. Peut-être suis-je en colère et que j’ai peur qu’il ne m’aie abandonnée… J’ai peur de ne pas entendre la tristesse qui s’exprime en moi et donc de somatiser. Dire que le deuil est la chose la plus partagée au monde. Comment peut-on se sentir aussi seul face à ça ? Patience et confiance… l’alchimie va se faire, en attendant c’est éprouvant.

      • bonjour, je lis vos articles avec beaucoup d émotion.j ai perdu mon grand frère david en octobre 2016,il a décidais de mettre fin a ces jours suite a un emphysème accompagné de beaucoup de haine.il me manque énormément malgré que l on se voyait pas beaucoup les derniers temps avant sa disparition.je garde ma peine et mes larmes en moi car j ai 3 petites filles et je veux pas qu elle ne s inquiète,c’est pas facile.j ai beaucoup de colère envers son ex-compagne qui a tout garder de lui,qui l’a éloigné de nous et qui nous a pas fait part de sa détresse.en attendant je culpabilise tout les jours .je pense fort a toi mon frère,tu reste dans mon coeur et dans ma tête pour toujours.

  4. j’ai perdu mon frère, cela fera neuf mois le 02 novembre j’ai l’impression que c’était hier, il s’est suicidé, il avait intenté a sa vie trois fois déjà, ma sœur et moi même étions arrivé a temps mais la quatrième fois il a échappé a notre contrôle,je l’aimais tellement et je l’aime encore, il me manque,une souffrance insurmontable. on a tout essayé les hôpitaux, notre amour, notre soutien, parfois il allait mieux,il disait qui voulait s’en sortir qui l’était désolé d’être une charge pour nous, il avait 42 ans avec deux enfants,séparé de sa compagne, il se sentait inutile, nos étions la, mon petit frère depuis ton départ j’ai de la colère de la souffrance de la peine tu as laissé un grand vide dans ma vie je m’endors en pensant a toi et je me réveilles en pensant a toi, je survie grâce a mes enfants, tu es partit en laissant un grand vide dans ma vie j’ai tout fait pour que tu sorte de ton désespoir avec ma sœur et mon frère et non on a pas réussit car maintenant tu n’est plus la, tu nous abandonné ta fratrie tes enfants, ma seule consolation c’est que tu es avec maman car c’était tes dernières volontés que tu m’a volontairement exprimé dans nos conversations auxquelles je ne voulait pas entendre raison mais j’ai respecté suite a ta disparition, de plus n’étant plus en contact avec papa nous tes deux sœurs et ton frère, on a eu la lourde tache de s’occuper dignement de tes obsèques en ta mémoire, cela a été une dure épreuve et tu nous a fait endurer cela mais on l’a fait car on t’aime, j’ai perdu mon frère , une partie de mon enfance, un jour est ce que j’arriverai a te pardonner, et cette cupabilité que j’ai en moi, j’ e t’aime mon petit frère de 42 ans, tu me manques…………..

  5. je viens de découvrir votre site moi aussi je fais partie du club, ma soeur (52 ans)est tombée malade :cancer du poumon en juin 2009 elle est décédée après de terribles souffrances le 14 mai 2010, nous laissant tous anéantis il me restait un frère qui même si nous avions 10 ans de différence était là. juin 2011, le mari de ma soeur décède subitement d’une embolie(57 ans) et j’apprends la maladie de mon frère( 48ans):cancer de l’oesophage, coïincidence des dates il décèdera le 12 mai 2012,2 ans presque jour pour jour je reste seule avec des parents octogénaires je me bats contre une insuffisance rénale qui c’est déclenché au moment de la maladie de ma soeur, je sais que j’irai en dialyse un jour. heureusement j’ai 2 enfants 4 neveux, 3 petits enfants et 4 petits neveux pour eux tous il faut continuer d’avancer même si souvent c’est au dessus de mes forces et que l’absence est là enfouie dans mon coeur….

  6. J’aime beaucoup cet article, il me montre que la force du deuil peut être sous estimé en fonction de qui on perd. Moi, c’est mon amie soeur que j’ai perdue, pas de lien de sang mais un lien du coeur extraordinaire, elle était le témoin et la dépositaire de ma vie de jeune femme, d’adulte, de maman, tous les évènements importants de ma vie d’adulte, de jeune adulte à maintenant, j’ai 48 ans, elle y a participé en tant que soeur de coeur. Elle était la seconde maman de mon fils, je suis la marraine de son fils cadet. Je trouve que c’est du n’importe quoi de penser la vie en acceptant de faire sans elle, sa présence, sa voix, son rire, sa façon de voir le monde, tout cela me manque. De plus je l’ai accompagnée dans son parcours cancer et suis restée avec elle en soins palliatifs où je l’ai vue mourir. Ma seule “consolation” est d’avoir pu l’accompagner durant l’ultime étape de sa vie en veillant sur elle de toute ma force et de tout mon coeur et qu’elle m’ait dit qu’elle partait apaisée. J’espère qu’elle est bien là où elle est. Je trouve qu’il y a peu d’accompagnement des personnes en deuil dès lors que cela ne concerne pas un parent proche. Il manque peut-être à ce site une partie mort ami unique et irremplaçable. C’est lourd et rude comme étape, cela bouleverse le quotidien et change l’avenir. Je nous imaginais vieilles en train de rire aux éclats du passé. L’amitié quel lien magnifique! Tu me manques mon amie.

  7. J’ai perdue mon frère le 30 janvier à 7h30 du matin un réveillé brutal …. on était descendu pour faire mon anniversaire le 1 février j’ai passez les pires jours de ma vie aujourd’hui je me sens toujours mal sans mon frère j’ai plus de repère j’ai l’impression qu’on m’a prit ma vie …. Cette article m’a aider à comprendre que je ne suis pas seul frère soeur devons nous taire notre chagrins pour nos parent pour les autres c’est pas évident on n’a tj lempression de toujours en faire trop ….

  8. J ai perdu mon frère il y a 9 ans. Mon grand frère, mon repère, celui qui s était toujours soucié de moi, qui ne m avait jamais abandonné. Malgré la distance qui nous séparait, je savais qu il était là. Il etait mon roc, mon espoir, mon sourire, mon soleil. Il est parti dans un accident. J ai cru que j allais mourir de désespoir et de solitude dans mon chagrin. Etre forte pour mes parents, sa femme, ses enfants, pour la vie. Aller de l avant en crevant de solitude et de tristesse. Parce que les gens finissent par oublier… schisophrénie de la vie… vivre et crever en même temps pendant 1 an, puis 2, on survit, on pleure…puis 5… 9 ans après mon coeur crève encore d amour pour lui. Pas un jour sans penser à lui. Et je me dis qu il ne serrera pas mes enfants dans ses bras, et qu il ne jouera pas de piano à mon mariage, qu il ne me racontera plus de blagues, qu on ne regardera plus de colombo ensemble… la douleur s apaise avec le temps, on réapprend à vivre. Je ne vous mentirai pas, il y aura toujours un vide. Et personne de votre entourage ne comprendra. Le pire c est de ne pas pouvoir s exprimer, de devoir tout garder a l intérieur. Jusqu a ce qu on tombe sur ce genre de blog qui fait du bien. Car pour la première fois j ai l impression d être comprise… alors merci mille fois

  9. Bonjour à tous

    J’ai perdu mon grand frère il y a tout juste un peu plus d’un mois. C’est un manque indescriptible, nous étions très proches l’un de l’autre malgré ses 16 ans “d’avance” (comme il le disait) sur moi!
    Je ne réalise qu’à moitié et pourtant je sais qu’il n’est plus là, je l’ai découvert , j’ai choisi le capiton de son cercueil je l’ai enterré… J’ai été en colère contre les pompes funèbres parce que j’ai réalisé que la mort était un commerce odieux ….

    Je ne sais pas encore ce que vivre sans lui veut dire, car pour l’instant je me noie dans toutes ces démarches douloureuses mais nécessaires, qui m’aident surement à ne pas trop perdre pied, mais je sais que j’arrive au bout et que fatalement après il y aura ce vide, ce moment où je vais me retrouver face à moi même …. J’ai l’impression d’avancer petit à petit vers un gouffre ….

    J’ai eu 30 ans cette année, je suis à l’aune de ma vie d’adulte, de la construction de ma famille, avoir des enfants qu’il ne verra jamais je n’accepte pas

    Merci de vous avoir lu me fait du bien je sais que d’autres savent ce que je vis, car je crois que tant que l’on a pas vécu ce drame on ne peut pas comprendre le chaos intérieur qu’est la perte d’un frère/d’une soeur.. Comme je le dis j’ai perdu un bras et une jambe, et il faut avancer, rebâtir les fondations, …..

    Bien à vous

    • Bonsoir,
      Je viens de lire ton témoignage, j’ai 32 ans, j’ai perdu le 20 décembre dernier mon frère de 34 ans accidentellement, je me reconnais dans ce que tu écris sauf que je suis déjà un peu sortie des paperasseries
      n’en ayant pas la charge mais juste la participation.
      Pourrions nous échanger par mail, je ne sais pas si ce site le permet!

  10. bonjour a tou,
    Nous venons de perdre la ompagne de mon frère et je dois dire que la vie ne vient pas de nous faire un “cadeau”.
    Elle s coupait tellement bien de mon frère qui diabetique et qui de tant en tant a des perte de l’inconscience c’est à dire qu’il ne sait plus où il est. Donc le futur va être dur car nous devons trouver une solution adaptée à son souci de santé. La route va être très dure mais j’ai la foi et on trouvera. Merci à tout ceux qui me liront.

  11. Mon frère ainé a eu un accident de voiture alors qu’il était passager. Suite à ça il est devenu tétraplégique. Deux ans après il est finalement décédé le jour de ses 50 ans. Il était célibataire sans enfant, il était surtout mon meilleur ami. Un ami extraordinaire et un homme d’une humanité rare. Cela fait 9 ans qu’il est mort et il me manque terriblement pour les multiples raisons évoquées dans ce blog. Avec lui une partie de mon passé a disparu et le bonheur de se retrouver n’existent plus. Sans compter tous les projets du futur que nous faisions, je n’arrive tout simplement pas à faire le deuil de tout ça.
    Plus qu’une soeur, un frère, un enfant, un parent, un(e) ami(e) la mort de quelqu’un est ressenti très différemment selon la personnalité du disparu et les liens affectifs que nous avons créer avec lui. Notre personnalité joue un grand rôle dans le déroulement du deuil.

  12. MERCI POUR CE SITE

    OUI J AI MAL J ÉCRIS 7 ANS APRÈS ET J’AI MAL ENCORE ELLE ME MANQUE TANT CETTE SŒUR A 42 ANS TROMPÉE PAR SON MARI TOMBÉE DANS UNE PROFONDE DÉPRESSION ELLE ABSORBE TROP D ALCOOL UN SOIR DE SOLITUDE PENDANT QUE MONSIEUR ÉTAIT PARTIE DORMIR AVEC SA MAITRESSE.

    UN COMA ÉTHYLIQUE ET ELLE DÉCÈDE TRAHIE SEULE TROMPÉE
    VALÉRIE JE CRIE ENCORE TON NOM JE T AIME J AI MAL

    ELLE ETAIT TELLEMENT BELLE ELLE AVAIT TOUT RÉUSSI SES ÉTUDES SA CARRIÈRE ELLE AVAIT UNE PETITE DE ONZE ANS QU ELLE NE VERRA PLUS VALÉRIE TU ME MANQUES PERSONNE NE PEUT COMPRENDRE COMME JE SOUFFRE
    JE REFUSE A CROIRE QUE TA BEAUTÉ EST DEVENUE POUSSIERE TON CORPS SQUELETTE JE REFUSE A CROIRE QUE LE RESTE DE MA VIE SE FERA SANS TOI COMMENT PEUT ON FAIRE SUBIR TANT DE CHAGRIN A SON EPOUSE AU POINT DE LA LAISSER EN FINIR AVEC SA VIE JE T AIME VALERIE

    J AI CHERCHE PARTOUT DES TRACES DE TOI MA FOLIE DU CHAGRIN MA FAIT JUSQU A CONSULTER DES SITES INTERNET EN TAPANT TON NOM COMME CI JE POUVAIS T’Y RETROUVER ET TE PARLER TU VOIS AUJOURD HUI JAI ENCORE CHERCHE UN SITE

    LA VIE VA T ELLE M AIDER JE VOUDRAIS TE PARLER ENCORE T ENTENDRE ET TE RETENIR TE REPRENDRE DE L AU DELA
    TE VOILA AVEC PAPA MAINTENANT DISCUTEZ DU PASSE DISCUTEZ DE NOTRE ENFANCE BRISEE PAR LA MISERE

    JE T AIME VALÉRIE ET SEPT ANS APRÈS C EST ENCORE UN HOMMAGE QUE JE LAISSE POUR TOI
    PARLE MOI REJOINS MOI UNE NUIT DANS NOS SONGES QUE L ON SE RACONTE TOUT …..

    TU VOIS JE SOUFFRE JE T AIME SI MAMIE SAVAIT CE QUI T EST ARRIVE ELLE EN SERAIT PARTIE TE REJOINDRE

    MON DIEU QUI COMPRENDRA QUE L ON SOUFFRE A EN CREVER DE LA PERTE D UN FRERE OU D UNE SOEUR

    VALÉRIE J AI DEUX ENFANTS JE LEUR PARLE DE TOI SANS CESSE MA FILLE A TON INTELLIGENCE ET TA SAGESSE MON FILS A UNE SENSIBILITÉ DÉBORDANTE IL PLEURE DE MON CHAGRIN IL T APPELLE ENCORE TATA VALÉRIE SOUVIENS TOI VALÉRIE NOTRE ENFANCE A ÉTÉ MARTYRE MINABLE MAIS NOUS QUATRE FRÈRE ET SŒURS NOUS ÉTIONS SOUDES PAR NOTRE AMOUR IMPERMÉABLES AUX COUPS REÇUS

    JE T AIME JE T’AIME ON SE REVERRA MAIS PRÊTE MOI VIE MES ENFANTS SONT MA VIE JE NE VEUX PAS QU ILS AIENT CHAGRIN DE MOI VALÉRIE ……

    • Oui je ne comprends pas qu’on ne parle si peu du deuil de frère et soeur qui pourtant est si douloureux,
      moi cela ne fait qu’un mois et un jour… Il avait 34 ans, j’en ai 32 ans… Je suis maintenant orpheline de frère
      et soeur!!! Comment essayer de construire, “faire sa vie” avec un tel drame, j’en suis malade!!
      Je comprends tes recherches de site (je fais pareil), l’inacceptable,…!!!
      J’espère trouver un jour la force de me relever comme lui le souhaiterai!!

  13. Bonjour,
    Ma sœur est décédée hier soir, elle a 41 ans.
    Je suis seul ici en europe j’ai su la nouvelle seulement aujourd’hui par mon mari. Ma famille ne voulait pas m’apprendre par téléphone ils avaient peur pour moi. Je sens une douleur à l’intérieur de moi mon cœur bat très fort. J’ai envie de descendre assez rapidement auprès de ma famille mais mon fils (14mois) est malade j’ai peur pour lui. Ça fait la 2ème fois que je perd un proche à l’étranger. C’est très difficile de de touver sur l’autre continent et apprendre que c’est fini tu va plus voir ta sœur ton papa. Je regrette d’avoir choisi de vivre loin de ma famille. A part les amis qui passe 30 min pour te consoler je n’ai personne .

  14. Bonjour a tous
    Je viens de de courier votre site. J ai rare ment l occasion d aller sur des chats. Mai’s je ressens ce fort besoin d exprimer ma douleur d avoir perdu ma soeur il y a 1 mois. Cela a ete terrible et je passé oar des phases de grande detresse et de mieux sans vriament savoir comment je vais vivre chaque jour. son depart a ete brutal. Elle etait atteinte d un cancer depuis 4 ans et je n avais Jamais projete la vie sans Elle malgre la realite d une terrible maladie qui evoluait de plus en plus mal depuis pas mal de temps. J etais avec Elle quelques heures avant son deces. Les medecins qui m not annonce son deces ont ete tres maladroits. J ai trouvé Cela terrible. J etais tres proche d Elle. Nous avions 1 an d ecart. Mes parents sont tres touches d autant qu Elle vivait chez eux J aimerais revivre certain instants partages avec Elle. L entendre rire Toucher sa peau. J ai l impression d avoir perdu un peu de moi meme. Nous ettions tellement attentifs l un a l Autre. Son absence me pese tellement. Je pense voir un psychologue pour en parler. Merci pour vos messages. Et courage

  15. Ma soeur, ma sister est partie il y a 7 jours, je continue à lui envoyer des sms, je l’ai vue morte mais je n’arrive pas à me dire qu’elle ne va pas se réveiller, qu’on ne peut pas me la rendre. Elle a été tuée par un sale type, elle qui lui avait ouvert son coeur, lui lui a planté 6 coups de couteau dans le coeur. Je ressens aussi ce que vous dites, nous devions fêter ses 31 ans ce dimanche. je sais que je veux vivre et m’en remettre, mais l’avenir sans elle sera si triste.

  16. Bonjour,

    Moi c’est ma soeur, atteinte d’une maladie incurable, neuro-évolutive. Je vis chaque jour avec l’idée de sa disparition inéluctable, mon impuissance à contrer ce processus, et les transformations de son corps, jusqu’à la grabatisation totale. Elle ne peut plus déglutir ni parler et reste allongée assise dans un fauteuil toute la journée. Je vis donc ce que l’on appelle un “pré-deuil” ( et non un deuil anticipé). C’est aussi dur que le deuil en soi et pour soi. Il n’existe aucun soutien associatif pour les personnes proches d’un malade incurable pour les aider dans le pré-deuil.

  17. Bonjour, dans chaque paragraphe je me reconnais…. J’ai perdu mon frère le 8 juin 2014 de façon brutale, il est tombé d’une falaise en Australie, la roche a cédé sous ses doigts, il avait 24 ans. Il avait un grand avenir devant lui, tout le monde parlait toujours de lui, il réussissait tout et pas sans difficultés, il aimait les gens et les gens l’aimait. Ce fut un choc quand il nous a quitté. J’ai tellement de choses a dire, pendant des mois ça bouillonnait en moi, mes parents ont reconnus ma douleur mais me disaient également que ce n’était pas pareil. Je vais avoir 20 ans dans quelques mois, j’ai toujours été très fière de mon frère et il me disait souvent qu’il était très fière de moi. Mais c’est seulement ces deux dernières années que nous nous sommes rapprochés avant cela c’était des querelles d’enfants, et je me sens coupable car je pensais que ca s’arrangerait avec le temps, jamais je ne pouvais imaginé que nous n’aurions pas le temps de vivre des choses ensemble. nous avions des projets communs. Mais lui, aimait la vie et souvent je me dis que je ne merite pas autant que lui de vivre et depuis sa mort j’ai l’impression que mon temps est compté. Il a accomplit tellement de choses dans sa courte vie que l’on vit tous un deuil affreux mais je n’ai pas ete si entouré que ça. mes parents ont été la meme si j’avais l’impression de ne pas pouvoir leur parler de peur de les blesser, mais je n’avais pas vraiment d’ami(e)s a qui me confier. il n’y avait que lui et moi, autant dire que maintenant je me sens vraiment seule. tout ce que je dis part un peu dans tout les sens mais c’est juste que je ne sais pas par ou commencer, et je suis un peu perdue depuis, je me remet beaucoup en question. Bien que je n’ai pas ete proche de lui physiquement dans ses derniers temps, j’etais lié a lui, et je l’ai ressenti a sa mort, finalement je me rends compte que je le connaissais tres bien, et j’ai ressenti des choses étranges au moment de sa mort comme par exemple le fait que je savais deja les circonstances de sa mort avant qu’on me les explique, j’ai ressenti la douleur de la pierre me rentré dans le dos comme si j’étais allongé sur un lit de pierre durant cette première nuit, je n’ai pas cesser de parler de lui toute la journée alors que je ne savais pas ce qu’il se passait…. il y a pleins de choses que je n’arrivais pas a comprendre sur le moment… J’ai culpabiliser d’etre en vie alors que je n’etais pas quelqu’un d’aussi bien que lui, alors que je n’avais pas accomplis autant de choses, d’un coup j’ai oublié que j’avais 19 ans, j’avais l’impression d’avoir son age. et par la suite j’ai fais beaucoup de cauchemars sur sa mort que je n’accepterais jamais tellement elle fut imprevisible. Avec cet article je me reconnais enfin, je n’ai plus l’impression d’etre folle ni d’avoir perdu pied, c’est vraiment ce que j’ai vécu.

  18. Bonjour à vous,

    Mon frère est décédé il y a 15 jours, il avait 44 ans. Un malaise convulsif un samedi matin, il est parti avec un copain à l’hôpital, aux urgences. Transféré en neurologie, ils n’ont pas vu qu’il avait fait un arrêt cardiaque.
    Quand ils s’en sont aperçus, ils ont mis 6 minutes à le réanimer. Trop tard, son cerveau était détruit…

    Viennent s’ajouter des disputes familiales, des non-dits, des clans entre frère et sœurs restants, des dispositions prises sans que nous soyons informées (une de mes sœurs et moi), sachant que ma propre mère avait interdit que nous soyons prévenues qu’il était dans le coma… Nous ne l’avions pas vu depuis quelques années donc nous ne devions pas être au courant ! J’ai été informée par une personne, ils (« ma famille ») cherchent encore qui a pu nous prévenir.

    Il y a une sœur et la mère qui décident qui peut faire partie de leur clan : si l’on est disposé à parler à l’encontre d’un tel ou d’une telle (même envers les frères et sœurs), on peut faire partie du clan. Si l’on a envie de ne pas vivre cela, nous n’existons plus et sommes écartées. Mon fils -26 ans- a rejoint le côté obscur et m’a reniée. Sa punition est de me priver de ma petite fille de 3 ans. J’ai arrêté de me poser des questions sur le bien-fondé de cette punition au bout de 13 années. C’est ainsi.

    Nous voulions simplement vivre dans la simplicité, la franchise, le bonheur d’être ensemble, le partage, l’échange..

    Malheureusement, ces gens-là ne savent générer que des problèmes de communication et la méchanceté semble être leur crédo. Mon pauvre frère était tiraillé mais il avait choisi, il avait besoin de sa mère (nous avons perdu notre père, il avait 50 ans), il avait besoin des autres frères et sœurs mais il n’a pas su « prendre sa place », il était le cadet. Il avait des idées bien arrêtées mais était prêt à écouter. Par exemple, que j’avais été retirée de la garde de ma mère à 16 ans et placée dans une famille d’accueil. Il a cru que je l’avais abandonné. Heureusement, j’ai pu lui confier « ma vérité », pourquoi je me suis retrouvée seule dans la vie à 17 ans à peine. L’alcool aidant, il oubliait dans la bouteille ses tourments. Nous l’avons aidé, nous avons fait ce que nous pouvions, nous ne pouvions pas lui imposer de parler à un psy ou de se désintoxiquer. Pas de culpabilité à avoir, nous ne sommes pas des sauveurs mais nous pouvions être à l’écoute et proposer.

    Après plus d’un mois et demi de coma et selon sa volonté antérieure, sa “famille” a décidé, en accord avec le corps médical, de le débrancher du respirateur. Comble de malchance si je peux m’exprimer ainsi, son cœur, sa tension et son oxygénation étaient correctes ! J’ai entendu ma mère dire à ma sœur : « qu’est- ce qu’ils vont en faire ensuite ? Ou vont-ils le mettre ? » Il était dans le lit, dans le coma, peut-être entendait-il, peut-être pas. « C’est long » ai-je entendu après qu’il ait été débranché ! Ils pensaient peut-être qu’il allait « partir » dans le quart d’heure ? Alors qu’il a agonisé 3 jours et qu’il soit mort, à mon avis, de trop de morphine et qu’il s’étouffait.

    Il va me falloir du temps pour oublier ce que j’ai vécu durant ces presque 2 derniers mois. Outre le fait qu’il est décédé (j’ai reçu d’ailleurs une carte de remerciement de ma mère et ma sœur d’avoir assisté aux obsèques de mon frère, sic), ce climat familial malsain, le non accompagnement psychologique de l’hôpital, il y a le fait que des violences ont été commises par un beau-frère, sur l’amie de mon frère et sur sa mère et des menaces de mort de la part de ma sœur qui va « l’écraser en voiture elle et ses enfants ».

    L’écrire me fait presque du bien. Le groupe de copains motards qui a accompagné mon frère à l’église et au crématorium me réconcilie un peu avec l’Humain. Je ne nie pas la douleur et la tristesse de “la famille”, elle s’exprime d’une drôle de façon !!!

    Prenez soin de vous.

    • on se sent d’autant plus isolé quand le climat familial est malsain après le décès d’un frère ou d’une sœur… Horrible et insurmontable

  19. J’ai perdu ma soeur chérie il y a deux mois. Elle est morte d un cancer. J étais près d elle quand elle est morte. Je revis ses dernières semaines sans cesse dans ma tête. En même temps je ne réalise toujours pas. Il faut soutenir les parents effondrés, continuer à travailler, faire face aux autres épreuves de la vie qui ne s arrêtent pas parce qu’on est en deuil. J’ai l’impression que mon cerveau refuse d enregistrer cette disparition et que la souffrance terrible de mes parents prend toute la place. Je vous comprends tous et vous embrasse.

  20. Il y as maitenant un mois j’ai perdu mon petit frère le lendemain de ses 19 ans. Je n’arrive toujours pas à réaliser à trouver les mots. Comment exprimer que j’ai perdu ma moitié mon âme soeur. J’ai vécu 19 années de pure bonheur et de sentiments d’amour de tendresse de complicité et j’en passe. Je n’est pas perdu qu’un frère j’ai l’impression de plus être moi même. Je m’en veux tellement de me pas pouvoir lui laisser ma chance à moi. J’ai toujours été près protrectice et un accident de moto me la retiré si brutalement.
    J’espère rencontrer des gens qui on vécu cette situation car j’ai le sentiment que ma vie , le bonheur c’est arrêter ce jours ou la mort me la retiré.

  21. Bonjour à tous,

    J’ai perdu ma soeur âgée de 44 ans, il y a à peine quinze jours, d’une tumeur cérébrale inopérable….L’article fait écho dans ma tête, comme si il avait été écrit pour moi.
    10 ans d’écart me séparait de ma soeur, donc très peu de complicité durant nos enfances… et après la distance géographique à laissé faire le reste…Malgré ces moments qui nous n’avont pas connu, c’est elle qui m’a offert mon premier parfum, mon premier sac à main, c’est à elle que je m’identifiais, c’était mon model de beauté, et de bonté…. les liens du sang sont présents, et nous n’avions pas besoin de nous dire de long discours pour savoir comment aller l’autre…
    A l’annonce de sa mort, je me suis sentie vidée… impossible de dire que j’étais triste…comment me plaindre face à la douleur des parents du conjoint et des enfants….quelle indécence …mais la douleur est si intense, si présente…. Je me montrais forte mais en réalité j’étais lasse, seule sans personne à qui parler…. avec toute les perspectives d’avenir anéantit, cette culpabilité de n’avoir pas fait le maximum, cette colère de l’avoir enlevée elle, qui ne le méritait pas…
    Je suis capable de vivre avec mes regrets, mes culpabilités…j’accepte mon châtiment….ce qui me ronge c’est de savoir qu’elle est partie sans avoir vécue tout ce dont elle espérait…..
    Je ne sais pas si mes quelques mots seront lus ou aideront d’autres personnes, mais ils auront eu le méritent de soulager légèrement mon chagrin.

    je finirais par un proverbe arabe :

    souviens toi qu’au moment de ta naissance tout le monde était dans la joie et toi dans les pleurs , vis de manière qu’au moment de ta mort, tout le monde soit dans les pleurs et toi dans la joie.

    En cas je l’éspère pour toi Hélène et à tous vos frêres et soeurs qui nous ont quittés

  22. bonjour
    Je ne suis pas une habituée de ces sites, mais j éprouve ce jour le besoin de parler
    J ai perdu le 3/7 de cette année ma sœur à peine plus agée que mois d’un myélome. elle aurait aujourd hui 66ans
    Je n arrive pas encore à réaliser
    Puis le 18/12 mon frère nous a quitté également encore jeune d’un cancer du poumon. Nous l’avons enterré le 24/12 jour anniversaire de mon mari, jour de fête chez nous. Entre l’anniversaire de ma petite fille le 22/12 et celui de mon mari j’ai fait 800 km pour enterrer mon frère.!!! Que s’est il passé cette année.! Je ne sais pas qui je pleure, c’est un mélange et une totale incompréhension….Aurais je un jour la joie de revivre un Noel ordinaire….je reste loin d’eux, loin de ce qui me reste de notre famille, enfermée avec mon chagrin et mes souvenirs.

  23. moi cela fait 6 mois que mon frère a disparu parti faire le GR 20 en Corse a dormi à Calenzana le 3 juin 2015 est parti le 4 de bonne heure d’après les gendarmes et tout ce que l’on sait c’est qu’il n’est pas arrivé à l’étape suivante. nous nous sommes inquiété de ne pas avoir de nouvelles le 10 juin suite à une coulée de boue qui c’est produite, n’était pas ni dans les victimes ou blessés. A ce moment là les gendarmes continuaient leur recherche dans la coulée alors que l’on savait qu’il n’était jamais arrivé à cet endroit,ils on commencé à chercher le 19 alors que rien ne bougeait compte, téléphone pour nous c’était trop long et trop tard. on survolé avec hélico, on fait les 2 étapes a pied, hélitreuillage a un certain endroit RIEN pas de sac de couchage aucune trace, on voulait se déplacer nous on dit que cela ne servait à rien il allait avoir 63 ans avait 3 enfants et 3 petits enfants et un qui est arrivé en novembre il n’aura jamais vu sa petite fille. pour vous dire ma soeur, mon frère et moi sommes dans le déni on nous dit de faire notre deuil mais pas de corps moi je ne peu pas et depuis je suis en dépression, suivi par un psychiatre et il n’y a pas une journée ou je ne pense pas à lui et les pleurs le matin , le soir en voiture, en moi je suis vidée, je ne suis plus la même heureusement ma soeur m’aide moralement car je suis seule sans enfant et j’aurai aimé rencontrer ou discuter avec des gens qui sont dans le même cas que faire en perdant un membre de sa famille et dont son corps n’a pas été retrouvé???? tout un film se fait dans ma tête j’en veux aux gendarmes pas très coopérant et peuvent dire ce qu’ils veulent nous sommes pas sur place. j’ai écrit au ministère de l’intérieur 2 fois et cela ne leur a pas plu !!! si j’avais de l’argent j’irai en Corse, mes nièces réagissent mieux que nous mais pas le même âge et nous on connaissait mieux qu’elles notre frère. voilà je m’arrête car les larmes arrivent .si je pouvais avoir une réponse cela me réconforterait je pense merci de me lire et n’hésitez pas à me laisser message.

  24. J ai perdu ma soeur en aout 2013. Elle a choisi de nous quitter… elle s est euthanasiee dans le garage de son conjoint. Ils l ont reanime mais trop tard. Elle est finalement partie le soir devant moi en reanimation… Elle etait veterinaire avec tout ce qu il faut sous la main. Une peine de coeur. Elle avait 35 ans moi 31 ans. J ai tout perdu ce jour la. Depuis je me sens amputee, vide. Je suis devenue fille unique. Mon fils a perdu sa tatie, mes parents leur fille. Depuis j ai change, socialement parlant aussi. Je ne me sens pas du tout entoure par mes amis ni par ce qui reste de ma famille. J ai l impression d etre abandonnee et que personne ne me comprend. J essaye d etre la pour mes parents mais le climat familial m etouffe. Toujours en tension. C est un vide tres dur et ca me fait du bien d ecrire et de lire vos temoignages. On se sent moins seuls.

  25. J’ai perdu on frère Pierre le 19/10/2016, il avait 25 ans et s’était tiré une balle dans la tête. J’ai repris le boulot le 12/12/2016.

    J’ai l’impression que l’on m’a arraché mon coeur et mes entrailles.

    J’arrive à bosser mais dès qu’il une pause ou un moment de repis, la douleur remonte comme le jour de son décès.

  26. Bonjour, j’ai perdu ma soeur âgée de 26 ans ce lundi 19 decembre. J’entends ces mots “elle est partie” cela semble tellement irréel, aucun mot ne pouvait définir ce qui nous unissait. Elle a passé l’année à se battre après le décès de son compagnon en janvier dernier et c’est un accident qui me l’a pris juste quand elle relevait la têt…
    Ma petite soeur, mon bébé, Noël c’etait nous 4, juste nous, comment continuer sans toi?

  27. Aujourd’hui, cela fait 7 ans que ma soeur s’est donné la mort… Comme d’écrire cette douleur qui s’est emparé de mon coeur, cette envie de l’arracher tellement ça faisait mal. Je me demandais pourquoi la terre ne s’était pas arrêter de tourner ?!?!
    Ensuite j’ai eu peur de ne plus avoir mal, peur de l’oublier, peur de …
    J’ai consulté par 2 reprises un psy pour m’aider, maintenant, il y a des hauts et des bas. Je sais désormais que cette plaie béante dans mon coeur ne se refermera jamais, elle saigne plus ou moins. J’apprends encore à vivre avec.
    Les fêtes de fin d’année sont très dures, j’ai toujours beaucoup de mal à souhaiter la bonne année.

  28. Bonjour
    je trouve votre article très bien construit et il réchauffe le coeur.
    J’ai perdu mon frère aîné il y 9 ans. Il a décidé de mettre fin à ses jours. Ayant des parents divorces depuis 2000 qui ne s’adressent absolument plus la parole , j’ai du gérer et organiser les obsèques de mon frère , âgée de 20 ans à l’époque.
    Je ne me suis absolument pas sentie soutenue par ma famille ni par les amis.
    Merci en tout cas pour ce bel article.

  29. je viens de perdre mon petit frère de 23 ans dans un accident moto, il nen etait que passage arriere, cetait mon meilleur ami mon confident…tout. nous sommes que deux frère je suis l aine, sa mort subbite me consume a petit feu, son cadavre, lexpression de son visage mort avec les yeux ouverts me hantent toutes les nuits …ca me tue… et ce qui me tue dans tout ca cest que 1 mois après sa mort ma fille a vue le jour…je me detruit et je detruit mon foyer … effectivement je demande qua le rerjoindre jai perdu le gout de vivre…

  30. Moi aussi j’ai tout perdu mes parents jeunes 65 et 70 ans mes 2 frères encore plus jeunes 23 et 49 ans et ma tite soeur 60 ans récemment avec son mari 65 ans en même temps accidentellement et le pire mon fils Cédric 18 ans ce qui fait que je n’ai plus personne ne ma famille de sang ! pour moi la vie n’a plus aucun sens elle m’avait tout donné et elle m’a tout repris sans compter les beaux frères 3 en 2 ans 65 65 et 54 ans 2 neveux 27 et 19 ans … je déteste la vie je n’attends qu’une chose c’est d’aller tous les rejoindre …

  31. Bonjour à tous,

    J’ai perdu ma sœur de 28 ans il y a un an et demi, et il ne se passe pas un jour sans que j’aie le réflexe de lui téléphoner pour partager avec elle une pensée ou un blague. J’ai trois ans de plus qu’elle mais on se considérait comme des jumelles, on s’était promis de finir nos jours ensemble, en Bretagne.

    Dans les mois qui ont suivi, j’ai annulé mon mariage et quitté mon conjoint (après 15 ans). Ensuite, je me suis éloignée de mes parents (ils ont commencé à voir des voyants et ce n’est pas mon cas). Aujourd’hui, je me suis enfermée dans une relation fusionnelle avec un homme narcissique, dont je subis les sautes d’humeur et la jalousie.

    Lassés de ne me voir que par interstices, mes amis ont cessé de me solliciter, puis pour certains, même très proches, de me parler. Seules les amies de ma sœur continuent à me fréquenter. Je n’ai plus d’argent non plus, il ne me reste que 29 centimes et nous sommes le 13 du mois. Mes collègues me dépannent des cigarettes.

    Je me demande comment j’ai pu en arriver là. Quand je repense à nos vacances en famille il y a deux ans, je me dis que c’était un autre monde. J’ai l’impression d’avoir tout perdu le jour où ma sœur est morte.

    Elle s’est pendue dans son appartement. Elle avait une corde bleue autour du cou. Jamais je ne me pardonnerai de l’avoir laissée mourir seule, alors qu’elle m’avait appelée à l’aide. Moi qui croyais être quelqu’un de bien, je me suis révélée être une pourriture égoïste. Je mérite ce qui m’arrive aujourd’hui.

    Je suis épuisée de souffrir à chaque seconde, de ne plus voir ses yeux, son regard, de ne plus sentir sa présence si chaleureuse et intelligente, de ne plus avoir l’immense bonheur de la faire rire. Son odeur, le bruit de ses pas. Et notre association, nos regards complices face “aux parents”. Moi qui lui ai reproché dans le passé de les faire souffrir, je le fais à mon tour.

    Je n’attends qu’une chose, que le calvaire s’arrête. Et de la revoir, comme elle me l’a écrit dans sa lettre d’adieu, quand mon tour viendra.

  32. Ma soeur Ingrid est morte l’an dernier le 20 août 2017 à 22h30 dans les bras de ma mère, je suis inconsolable j’ai la vision de ma soeur morte d’un cancer dans les bras de ma mère on n’était pas coller l’un a l’autre mais comme le dit si bien l’article c’est un mirceau de moi du foyer familial, mais 2 autres soeur son replongées dans leur narcissisme et leur vie quotidienne, moi non, je pleure à l’instant où j’écris, je fais les choses pour avancer parcequ’il le faut mais ne compense pas la douleur que je vis. Elle était dépositaire de mon vécu. Pour moi la mort ne me fait pas peur et si je devais mourir cela ne me gênerait pas car j’ai malgré mes 41ans aujourd’hui vécu beaucoup de choses y compris douloureuses. mais ce que je fais je le fais sans goût rien ne compense la douleur que j’ai . Je me pose la question sur le sens de la vie et du pourquoi vivre pour connaître de telle douleur? je suis épuisé de cela. Je n’atteindrai pas à ma vie mais de partir me permettrait de rejoindre ma soeur et d’être à ses côté on me dit la vie ceci la vie cela mais j’ai cette douleur que rien ne compensera. oui il y’a les oiseau etc le soleil etc je les ai vus je les connais et après? pourquoi aimer la vie? puisque la disparition de ma soeur ne me permet plus de vivre comme avant . Je trouve la vie grotesque et répétitive . Je ne me fais pas à sa disparition et ne réalise pas. Je vis parcequ’il le faut et pour ma mere en gros je le faits pas pour moi mais dans l’espoir que j’aille mieux sauf qu’une partie de moi se trouve au cimetière et j’habite loin du cimetière ….Je ne vois pas en quoi la vie est belle? de plus pour avoir subi pendant la maladie de ma soeur d’autres épreuves, je ne vois pas le sens de ce que je fais, ne trouve pas de plaisir à aller travailler, et ne me vois que comme un bout de pâte humaine qui avance sans savoir pourquoi et sans plaisir à cela et avec une plaie béante. De partir maintenant ne me dérangerait pas; Je pense à JL Trintignant qui a un cancer et l’a dit et a dit que ça l’avait presque soulagé car son frere est mort d’un cancer à 41ans et que d’apprendre qu’il avait la même maladie le déculpabilisait et le soulageait. Je le comprends. La vie sert à quoi quand on ne veut pas mourir mais que cela ne nous derangerait pas et que les choses que l’on fait on n y trouve aucun intérêt? J’ai l’impression que ma vie est fini mais qu’il faut que je reste sur terre malgré moi…. c’est lourd et dur de trouver un intérêt à être… Ma soeur Ingrid je t’aime je sais que tu es au ciel avec les personnes que nous aimons et qu’un jour on se retrouvera et seul cela me réconforte. L’utre choses qui m’effraie c’est lorsque je perdrai ma mère , là je ne sais pas si je survivrais….. Comme le disait Balavoine “mourir avant les siens” pour ne pas avoir la souffrance de les voir disparaître.. J’espère tout de même peut être retrouver un début de goût de vivre mais je n’y crois plus et j’avancerai stoïque jusqu’à ma mort et à la fin cela se resumera à une vie malgré moi sans comprendre pourquoi j’étais en vie et pourquoi vivre la mort des gens que l’on aime…

    • Bonsoir JC,
      Tous ce que vous avez écrit, m’a secoué car je ressens à peu près la même chose que vous. Je erre dans ce monde comme une âme en peine. J’aimerais tellement voir ma Soeur et lui dire à quel point je l’aime et qu’elle me manque terriblement.

  33. Votre texte est très percutant. Il correspond, à peu de choses près, à ce que je ressens depuis la mort de mon petit frère, qui s’est suicidé à 26 ans.
    Il n’y a rien d’autre à dire.

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