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vendredi , 17 novembre 2017

Vivre après le décès d’un parent (Partie 2)

Un impact différent en fonction de l’âge

perdre un parent gainsbourgAvec le rallongement de la durée des études, les jeunes habitent de plus en plus longtemps chez leurs parents et tardent à quitter le cocon familial. Ce qui les maintient dépendants psychologiquement, émotionnellement et matériellement.

Perdre un parent quand on a entre 20 et 30 ans

La perte d’un parent est donc particulièrement déstabilisante pour un jeune. Entre 20 et 30 ans, on garde aussi l’espoir. L’espoir fou de croire que tout est encore possible et que papa sortira du coma ou que maman se relèvera de sa maladie.

Parmi toute la palette d’émotions ressenties : le manque, la solitude, la tristesse, la douleur… C’est bien souvent la frustration qui l’emporte. Pourquoi le décès de mon père ou de ma mère intervient maintenant, alors que le meilleur était à venir ? Pourquoi la vie me fait ça alors que je suis encore si jeune ? Pourquoi s’acharne-t-elle sur mes parents alors qu’ils ont déjà traversé tant d’épreuves ? Si seulement, je pouvais remonter le temps…

Et puis, le décès intervient à un moment où l’on a encore tellement besoin de son père ou de sa mère. La mort emporte avec elle un parent devenu un point de repère, l’ancre de notre bateau-vie. Un grand sentiment d’impuissance et d’injustice nous envahit alors.

La mort signifie également perdre une personne qui était enfin devenu un ami, un confident, faisant oublié les conflits de l’adolescence. Toulie, une jeune femme de 29 ans s’est confiée sur le forum deuil :

« Il y a 2 ans que j’ai perdu ma mère, ma confidente, mon amie, ma copine… Le choc a été brutal et la douleur semble être un mot bien faible. »

Comme elle, n’hésitez pas à vous confier et à partager votre chagrin sur notre forum deuil.

Perdre un parent quand on a 40 et 60 ans et +

Entre 40 et 60 ans, la situation est totalement différente. Vous êtes installée depuis longtemps et vous consacrez pleinement à votre vie familiale et professionnelle. Le temps passe et vos parents vieillissent… irrémédiablement.

Les rôles commencent à s’inverser. Petit à petit, vous vous surprenez à vous occuper de votre père ou de votre mère, devenant même par moment leur maman. Cette situation peut tour à tour vous attendrir mais aussi vous irriter ou semer le trouble dans votre esprit.

Si l’état de santé se dégrade, avec notamment l’apparition de la maladie d’Alzheimer (voir notre dossier sur le deuil blanc), vous devez alors supporter la prise en charge totale de votre parent âgé. Ce qui implique des sacrifices en termes de temps et/ou d’argent. Qui peuvent eux-mêmes rentrer en conflit avec d’autres priorités, comme votre vie de famille ou de couple, générant ainsi de nouvelles tensions.

Quand la maladie devient omniprésente, vous épuise et que vous assistez impuissante à la douleur de votre mère, si des tensions ont toujours été très vives entre votre père et vous, la mort est parfois vécue comme un soulagement.

> Retourner au sommaire du Dossier “vivre le deuil d’un parent” :

 

Vivre après le décès d’un parent (Partie 2)
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Les recherches qui ont mené à cet article : « perdre son pere, vivre apres le deces d un pere ».

4 Commentaires

  1. Bonjour,

    Je viens de perdre mon papa il avait 74 ans, il allait bien, juste en convalescence dans une maison de repos Médicalisé, je suis en colère et j’ai envie de tout casser pas seulement à l’idée qu’il soit parti, mais certains membre de sa famille pensaient le mettre par la suite en maison de retraite, il avait appris cette idée et j’ai vue une tristesse dans ses yeux, ne voulant pas y aller je lui aie fais la promesse qu’il n’irait nulle part que chez lui en quittant cette msn de repos !!! Mais …Mais…..il est parti accidentellement mon père et je m’en veut tellement …TELLEMENT…..de pas avoir su faire et j’en veux à toutes ses personnes ayant eu cette idée …..Il savait qui était pour et qui empêcherait cette idée…..La veille j’ai passée du temps avec mon père je l’ai quitté gentille ment…TENDREMENT….je m’en veux, car j’ai promis à papa qu’il rentrerait chez lui…….Il est parti, il me manque Tellement……. Et bien Evidemment toutes ces personnes pour l’instant à Eviter avec ceux qui lui ont manqué de respects … Allah Yarhamou

    • Bonjour
      Je comprends parfaitement ce que tu ressens. J ai perdu ma mere recemment. Elle avait Alzheimer et avec le reste de la fraterie nous l avons maintenue chez elle.
      Les derniers mois il était question de la placer. Je souhaitais tellement qu elle puisse revoir sa famille (freres et soeurs) en Algerie ainsi que la maison dans laquelle elle voulait tellement y retourner.
      Je pensais avoir encore le temps de tout organiser et convaincre le reste de la famille.
      Mais voilà elle est partie subitement d une pneumonie. Moins de 24h.
      J etais tres en colere. Je m en voulais terriblement.
      Aujourd hui, je vis cette depression du deuil tellement douloureuse et réalise aussi que culpabiliser ne changerait rien. Accepter la réalité.

      Tu as fait toi aussi le maximum et tu ne pouvais etre maitre des evenements.

      C est difficile bien sur mais tu le realiseras aussi.

      Amicalement

  2. J ai perdue ma mère,l’amour de ma vie,ya pas un jours ou je ne lai pas assistée je l’aimais et je l’aime profondément,elle est partie apres plusieurs mois de souffrance .
    C’est très dur malgré que je souhaiter parfois quelle parte pour ne plus qu elle souffre.
    Elle me manque ,la vie est triste sans elle .
    Je voudrez encore l embrasser ,la serrer dans mes bras ,lui raconter mes malheurs elle me manque.
    Je suis seule .orpheline sans elle.
    Il n’y avez que elle qui se soucier de moi
    Et moi de elle.
    Plus de pere plus de mere ..
    Personne pourra la remplacer
    Je t’aime.maman

  3. J’ai perdue mon père, il y a deux mois, le cancer (ou plutôt la chimiothérapie) a eu raison de sa force et de sa vie. Le vivre au quotidien est tellement difficile , voir même parfois insurmontable. Toutes ces images de mon père dans la douleur la plus profonde sont dur à gérer au quotidien. c’est à ce moment là que j’ai réalisé que mon père n’était pas invincible, même si la petite fille en moi était persuadé qu’il était l’homme le plus fort au monde.
    Toute l’année qui à précéder son départ a été dur et pénible. Et à l’heure d’aujourd’hui voir et sentir ma mère dans la détresse est encore plus difficile à appréhender.
    Il était mon père, mon roc, ma boussole, mon patron, le grand-père de mon fils… et tellement d’autres choses à la fois.
    Je me sens tellement coupable de sombrer dans la détresse intérieure, mais aussi soulager car cela me rappelle que je suis en vie. Je dois malgré tout être forte pour mon fils, pour ma mère qui à besoin de tout le soutien du monde… mais à la veille du deuxième mois de deuil… j’ai mal ! très mal !
    Mon coeur saigne, mon coeur pleure…

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