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Comment traverser les fêtes durant le deuil ?

Comment traverser les fêtes durant le deuil ?

Il y a des moments comme ça, un peu particuliers. Ça peut-être Pâques et la Saint Valentin, Noël et le Nouvel An. Ça peut-être un anniversaire ou la fête des Pères. Au fond, peu importe la période qui se profile au moment où vous lisez ces mots ; vous vous approchez d’un jour qui “se fête”. Et vous n’avez pas du tout le cœur à cela.

Vous avez perdu une personne aimée, une personne très importante pour vous. Et cette période qui rappelle le bonheur d’être entouré par ses proches, qui est faite de moments de joie partagés, peut vous apparaître en ce moment, invivable.

Le manque est encore plus criant
pendant les fêtes

Quand je vois tous ces gens heureux autour de moi, je ne sais pas comment faire… Moi avec ma peine, où est-ce que je dois me mettre ? Je me sens très différent, comme étranger à ce monde.Retrouvez d’autres témoignages sur le forum

Cette période dite de réjouissances, peut creuser un fossé énorme entre l’ambiance qui règne autour de vous et ce que vous ressentez. Les journées que vous fêtiez avec l’être aimé sont désormais des journées de tristesse. On ressent la perte et l’absence intensément. La sensation douloureuse de manque est plus que jamais présente. Ainsi que le sentiment d’être seul. 

charlie chaplin citation

Que faire pour mieux vivre cette
journée si particulière ?

1) Prenez votre peine en considération, accordez-vous du temps. C’est souvent plus bénéfique que de tenter de nier sa souffrance et de minimiser son épuisement. Évaluez ce dont vous vous sentez capable ou pas, déléguez si besoin. Faites attention à ne pas vous surcharger.

Par exemple, n’hésitez pas à le dire si vous ne vous sentez pas à même de préparer le repas ou si vous avez besoin d’un coup de main pour des achats ou la décoration.

2) Réfléchissez à ce que vous voulez faire et ne pas faire pour ce jour. Parlez-en avec votre proche famille et notamment les enfants, il est important que tout le monde puisse s’exprimer avant de prendre les décisions.

« De quoi ai-je vraiment besoin pour traverser au mieux cette période difficile ? Qu’est-ce qui pourrait me faire du bien ?”

Par exemple, posez la question : qu’est-ce qui pourrait nous rendre la journée moins difficile ? Qu’est-ce qui pourrait vous faire du bien ? Choisissez ensemble ce qui convient le mieux à tous. Vous pouvez choisir de vous réunir à l’extérieur, de vous faire inviter ou de rester à la maison. Vous pouvez avoir envie d’évoquer le défunt à tel moment ou non. Sentez-vous vraiment libre de modifier certaines traditions devenues trop douloureuses.

Gardez bien à l’esprit que vous ne discutez que pour cette année, que ce n’est absolument pas figé dans le temps, vous pourrez procéder différemment l’année suivante.

3) Honorez la mémoire de l’être aimé. Vous pouvez lui rendre hommage par un geste symbolique comme allumer une bougie, installer sa photo sur le coin de la cheminée, évoquer un souvenir heureux en début de repas, lui adresser une petite prière ou une tendre pensée. Vous pouvez proposer à chacun d’écrire un petit mot que vous suspendrez, par exemple, au sapin ou partager quelques souvenirs.

Quand on vit un deuil, on pense souvent que l’on ne prendra plus jamais plaisir aux fêtes. Et si jamais, on ressent un peu de joie à voir rassemblé nos proches à une même table, on peut très vite se mettre à culpabiliser, à se trouver sans cœur. Mais trouver un peu de bonheur dans ces moments-là ne signifie pas que la personne disparue ne vous manque pas. Essayez d’accepter le plaisir d’un agréable moment partagé. C’est un de ces brefs moments de répit dans le vécu du deuil, accueillez et savourez-le comme il se doit.

Le témoignage d’une mère de famille

Une épouse et mère de deux enfants, qui a perdu son mari, raconte comment elle a vécu avec ses enfants les premiers Noëls sans papa.

“Les fêtes étaient pour nous des moments très importants. Et soudain, il y a eu cet énorme vide dans notre famille. Au début, nous avons cru que nous pourrions les célébrer comme nous l’avons toujours fait et nous nous sommes efforcés de recréer une ambiance festive. Mais très rapidement, nous avons pris conscience que sans lui, les fêtes ne seraient plus jamais comme avant. Elles nous rappelaient trop cruellement qu’il n’était plus là.

Le premier Noël, nous avons tenté de le célébrer comme à notre habitude, parce que nous pensions qu’il fallait le faire. L’année suivante, nous avons acheté un sapin, mais nous avons mis plus d’une semaine à le décorer. Nous étions si tristes, nous n’arrivions pas à faire semblant d’être heureux.

Alors nous avons décidé d’un commun accord que pendant un an ou deux, nous ne fêterions pas Noël. Et que lorsque nous serions prêts à recommencer, nous instaurerions une nouvelle tradition.”

La maman et les enfants ont choisi dans un premier temps de renoncer à célébrer Noël. Cela leur semblait bien trop en désaccord avec leurs émotions et éloigné de leurs envies. Avec le temps, cette famille a pu célébrer à nouveau et d’une manière différente, les fêtes de fin d’année.

A propos de l'auteur

Romain Bourdu, psychologue clinicien spécialisé dans l’accompagnement des personnes en deuil.
Comment traverser les fêtes durant le deuil ?
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39 Commentaires

  1. merci de penser à nous,en ces jours horribles.merci de tenter de nous soutenir par quelques réflexions de bon coeur.
    il ya une chose qui n’apparait pas,cependant et qui est pourtant bien existant : c’est la solitude totale !l’isolement complet, suite au décès du conjoint. car il existe des cas où le “restant” est bel et bien seul…c’est mon cas. donc, encore plus de “temps”pour penser,penser, encore penser,et le vide,au bout.la solitude comme sur une île déserte !

    • Comme je vous comprend, j’ai perdu mon compagnon en 2013.
      Cette période de fête est très difficile à vivre, vous vous sentez complètement en-dehors de cette orbite de joie festive. Je vous souhaite beaucoup de courage ainsi qu’à toutes les personnes ayant perdu un être cher.

    • j’ai perdu mon fils de 24 ans pour ma part, il est mort dans mes bras, bon je dirai”peu importe” mais au début on a plein de monde autour de soi et au fur et à mesure, plus personne ! on sent “pestiféré, abandonné ! POURQUOI POURQUOI

      • j’ai perdu moi aussi mon fils il y aura 1 an le 29 janvier , le jour des 32 ans d’un autre de mes enfants, il est parti dans mes bras lui aussi , après bcp de souffrances dues à des cancers, jamais depuis sa naissance je n’avais fait noel sans lui , comment faire ? malgré mes trois autres enfants je n’y arrive pas ;

      • J’ai perdu mon fils en 2013, il est parti dans mes bras, en réanimation. Jamais je n’oublierai le moment où je suis rentrée à nouveau dans la chambre après que l’équipe ait enlevé les tubes, seringues etc…. Voir mon beau jeune homme, si beau, allongé ainsi, si pâle, immobile…… Mon Dieu, comment supporter cela!!!!!
        Noël approche, et il faut faire comme ci, alors que le cœur est rempli de chagrin.
        Oui, le malheur fait peur et fait fuir les autres. On sent que l’on dérange alors que l’on voudrait pouvoir en parler. Cela fait tellement de bien. Le monde est désespérément égoïste. On est seuls avec son chagrin.

    • bonsoir,
      oui, celui qui reste est seul comme il ne l’aurait jamais imaginé…
      mon mari nous a quittés en août 2012 et je ressens autant de douleur, sinon plus, à l’approche de ces fêtes que je déteste à présent. j’ai l’impression que personne ne peut comprendre.. comment pouvoir leur dire que je me sens amputée et sans plus aucun désir, et puis comment pourraient ils seulement le comprendre.;
      je pensais qu’au fil du temps, mes envies allaient renaître mais ce n’est pas le cas
      je suis encore sous ce si long tunnel qui n’en finit plus depuis tant d’années de souffrance
      peut-être qu’un jour, dans quelques années…

  2. les conseils sont toujours les bienvenus,beaucoup de personnes ont subi un deuil et malgré tout la vie continue, il faut trouver des raisons de survivre.

  3. votre support est important .

  4. Ce message de“Comment traverser les fêtes” et vos témoignanges sont importants pour moi, je me sens juste comprise… ce mot “fêtes” est devenu tabou, au sens léger et festif, mais s’il est accompagné de chaleur et de compréhension, il nous aide… il est essentiel de ne pas faire semblant, de donner juste ce que l’on peut et de recevoir ce qui peut nous reconforter. Cette période est extremement difficile pour chacun d’entre nous. Merci de toute l’aide dont nous avons besoin.

  5. Je suis seule
    Je ne peux dépasser la disparition de mon fils Cyril
    Mon dernier fils vient de partir aux USA
    Je n ai pas de famille
    J ai d importants problèmes de santé
    Je me sens seule abandonnée .isolee de plus en plus
    Sans force ni énergie
    Sans aider
    Tous ont leur vie autour. Les amis qui me restent
    Leur famille
    Et même ceux qui ont perdu leur enfant ne sont pas si seuls
    Au quotidien et les autres jours et circonstances de la vie

    • Bonjour, je parcours de nombreux sites depuis ce matin, traitant de la solitude quelque soit les motifs qui entraînent chacun de nous dans cette situation. Je suis dans cette situation d ‘isolement que je juge extrême et auquel j’ ai du mal à faire face. Mais j’ ai lu votre message du 23 décembre, et je regrette de n’ être pas avec vous pour en parler. La détresse des personnes me touchent. Si parler de votre cas particulier de votre immense chagrin peut vous faire du bien alors je suis à votre écoute. Pour ma part, vivant seule depuis longtemps, j’ ai perdu ma Maman il y a 3 ans et je ne m’ en remet pas. Alors je peux tout comprendre je crois.
      Voilà, ce n’ est peut-être pas grand-chose mais cela à la valeur que vous lui donnerez
      Très amicalement
      Annie

  6. Après plus de 30 années de vie intense et fusionnelle avec la femme de ma vie
    je suis complétement déstabilisé… encore plus pendant les fêtes .Que faire pour
    rester debout ?.

    • nous étions aussi un couple fusionnel car en plus nous travaillons ensemble depuis 46 ans je suis complètement perdu malgré mes garçons qui me soutiennent. avez-vous trouver la solution

  7. sabatier guillemette

    Bonjour
    Mon mari est décédé le jour de Noël 2014 après 3 mois de maladie où tout s ‘est précipité. je revis au jour le jour tous ces moments difficiles et vois arriver cette date de noël avec appréhension.
    J ai des petits enfants et arrière auxquels je me dois de ne pas gâcher cette fête.
    Comment envisager ce premier Noël sans lui?
    comment faire?

    • Nous allons passer le 3ème Noël sans mon petit Frère…

      Et cette fois, j’ai accepté l’invitation de ma sœur, pour ne pas rester seule avec mon compagnon, pour soutenir mes parents, pour me créer peut-être d’autres souvenirs, pour “avancer”, pour faire plaisir aux gens qui m’aiment aussi…pour tout un tas de raisons en fait…
      Noël ne sera de toute façon plus jamais comme avant lorsque un être cher (très cher) est parti…
      Mais je sais aussi que mon Frère sera content de moi, content pour moi, et content pour nous tous…

      Courage à vous tous…

  8. Cela fait un peu plus de quatre ans et j’ai toujours ce sentiment de grand vide et de crainte de l’avenir. Je n’ai plus aucun intérêt pour les voyages non plus que pour toutes les petites choses que j’appréciais tant auparavant comme une bonne bouffe au restaurant. J’ai l’impression que je ne sais plus cuisiner et je panique à l’idée d’organiser un repas chez moi. Cela fait donc en sorte que je ne vois pas beaucoup de gens et de ce fait je n’ai plus l’aisance de conversations avec des amis que je ne vois qu’à l’occasion. Je me sens vide, perdue, peu débrouissarde et je me rends compte que je me replie beaucoup sur moi pour qu’on ne se doute pas de mon peu de débrouillardise.

  9. Mon compagnon nous a quitté le 24 décembre 2012. Même en étant entouré de sa famille on se sent seul, très seul; Je déteste maintenant ces fêtes de fin d’année,

  10. Pour moi, Noël comme chaque année je serais seule puisque j’ai perdu mon fils et mon mari. Pour l’instant je ne vais pas dans les magasins je ne vois pas les guirlandes tout ce côté commercial de cette fête. Lorsque nous étions une famille Noël était une fête religieuse pour nous et nous allions à la messe de minuit. A présent le côté clinquant, les gens courant acheter une boule de Noël, la course des cadeaux me laissent indifférentes pire je trouve les gens pitoyables je ne les supporte plus.le 24 et le 25 je serais seule mais je suis habituée à l’être tous les jours de l’année.

  11. J’ai perdu mon mari en mai dernier!
    Depuis quelques semaines, moi qui pensais men sortir assez bien malgré la peine, je n’arrive plus à contrôler mes émotions! Je pleure jour et nuit! Je dors peu ou très mal avec des cauchemars ou j’essaie de maintenir la tête hors de l’eau tout en essayant d’aider les autres autour.
    J’ai de la difficulté à manger…en fait j’ai de la difficulté à vivre.
    J’ai vu mon médecin qui m’a donné un relaxant pour dormir. À date je n’ai dormi qu’une seule nuit complète!
    Je pleure moins mais je redoute tellement le temps des fêtes! J’ai peur et malgré mes amis et mon fils, je ne sais pas comment faire! La maison est vide et sans âme!
    Vos conseils sont bons mais me semblent parfois difficiles à appliquer.
    D’autres conseils SVP

  12. bonjour, je lis très souvent vos témoignages… Ils me touchent vraiment. Il y a 2 ans j ai perdu ma soeur, et aujourd hui c est maman qui est partie… Nous avions dejà décidé de nous proteger surtout en ces moments de fêtes ou nous ne trouvons pas notre place… Aujourd hui nous avons décidé avec mon beau père de ne pas nous faire de mal mais il est très difficile d expliquer notre absence lors de ces fêtes… Ne pas culpabiliser, savoir imposer notre décision et expliquer calmement que la moindre allusion a un sapin, cadeaux etc nous font un mal de chien est necessaire pour ne pas se retrouver dans une situation encore plus insupportable. Nous avons tellement besoin de nous proteger, je crois. Merci de vos témoignages.

  13. J’ai perdu mon mari en mars 2014, il s’est suicidé suite à un burn-out, et depuis avec mes 3 filles on essaye de survivre à ça. Avec des hauts et des bas… Les fêtes qui approchent m’angoissent déjà et je ne sais pas encore quoi faire…Noël a toujours été très important pour nous, c’était une fête de partage et de joie en famille. Je garde encore le souvenir de Noël 2013 où Philippe était encore là et où il s’est défoulé avec le compagnon de ma soeur. D’excellents souvenirs qui sont encore douloureux pour le moment. L’an passé je suis allée avec ma plus jeune fille dans un hôtel spa pour rompre avec nos habitudes trop difficiles à revivre sans lui. Cette année peut-être qu’on va tenter une soirée cocooning avec les filles à la maison. A voir… En tout cas, pour le moment la magie de Noël a disparu.

  14. Mon fils ainé, Aymerik est mort dans un accident de voiture le 16 septembre 2015 ; le Noël qui a suivi a été terrible. Avec ses deux frères nous avons essayé de fêter Noël comme auparavant avec les mêmes rituels mais cela n’a fait qu’accentuer l’absence et la douleur. Je pense qu’il faut changer les choses pour arriver à survivre. J’ai proposé à mon mari que nous partions les 24 et 25 décembre prochain avec les enfants afin “d’alléger” le poids de notre souffrance. Il faut apprendre à composer avec sa douleur qui ne partira pas. Le plus difficile dans ces moments là c’est que les gens qui vous entourent pensent à vous mais ont peur de vous appeler et que de votre côté vous n’osez pas les contacter pour ne pas gâcher leur vie en famille. Alors on se sent très seul avec une peine immense.

  15. Bonjour,
    Je viens de perdre mon seul et unique frère il y a 1,5 mois très brutalement. Il venait d’avoir 35 ans.
    Nous passions tous nos noëls tous les 4 avec mes parents (24 et 25 décembre) puisque nous sommes tous les 2 célibataires et sans enfant.
    J’appréhende énormément ce noël, j’avoue avoir peur de ne pas réussir à atténuer la douleur de mes parents (et la mienne bien sûr) en ces moments qui sont normalement des moments familiaux festifs.
    Moi qui adorais la magie de noël, cette saveur a un goût très amer cette année et j’ai hâte que ce soit fini.
    Avez-vous quelques conseils à me donner pour pouvoir passer ces fêtes “au mieux” et soulager mes parents de cette absence.
    Merci beaucoup d’avance de vos réponses…

    • Je viens de perdre ma soeur de 49 ans d une leucémie. Je peux juste partager la même douleur de cette perte si récente. Bon courage .

      • Merci et bon courage à vous également… Je pense que nous devons traverser ces mêmes appréhensions, cette même douleur et surtout ce manque…
        Je me dis qu’il aimerait que nous soyons heureux et que nous continuions à vivre mais même si parfois, j’arrive à me “consoler” par ces idées, ce n’est pas souvent le cas. C’est peut être encore un peu trop proche pour réussir à reprendre sa vie.
        Et vous, comment le vivez-vous ?

        • Bonjour,

          j’ai également perdu mon seul et unique frère le 15 août après 4 ans de combat contre le cancer.
          ma mère souhaite maintenir Noël pour mon neveu et pour mon fils.
          J’espère que ca ne sera pas trop difficile, pour ma part je serai bien restée avec mon fils et mon conjoint uniquement.
          C’est de plus en plus dur au fil des mois, se retrouver fille unique et incomprise.
          On voit les autres qui font leur vie mais nous on reste là.

  16. bonjour,
    j’ai également perdu ma maman adorée il y a 9 mois , le 8 janvier 2016, (elle avait 83 ans et moi , 45 ans et c’était un modèle pour moi) et je redoute l’arrivée de ces fêtes, les permières sans elles, avec tous ces souvenirs de sa fin de vie entre les deux fêtes …
    Je pense m’isoler au maximum pendant celles ci en 2016, en refusant les propositions qui m’ont pourtant été faites . J’espère que ce sera la bonne solution mais vraiment, je n’ai pas envie de me forcer , de me sortir de tous ces souvenirs qui vont m’assaillir ces soirs là …

  17. suite … en fait, une chose qui m’aurait plu, aurait été de passer la soirée du 24/12 en toute simplicité avec d’autres endeuillés de ma région du sud ouest, de ma ville, en toute simplcitié. Messe de minnuit , évocations respectifs de nos êtres disparus … serait ce possible par ce site?
    merci …

    • Bonjour Tinie,

      Nous allons organiser des évènements qui vont dans ce sens. Je vous recontacterai dès que quelque chose sera fixé pour la région sud ouest.
      Encore merci pour votre témoignage.

      Chaleureusement,
      Yacine

  18. Bonjour à tous, je prends le temps de lire vos témoignages bouleversants. J’ai moi même perdu des personnes de ma famille dernièrement ma Maman et mon Papa, je voudrais demander à Yacine pourquoi je ne perçois pas le deuil comme les personnes ci dessus et pourquoi si mon Mari partait avant moi je ne lui survivrais pas ? Noël est pour moi la seule Fête de l’Année que je ne louperai pour rien au monde. Je suis pourtant une personne qui a 60 ans et très fragile psychologiquement. Je me suis réfugiée dans l’aide aux animaux en détresse et en souffrances. Merci d’avoir prit le temps de me lire, je pense bien à vous et je vous embrasse. Salutations à Yacine

  19. je perdu 2enfants un de 37ans d cancer papa aussi d cancer avec la soufrance bon 2balle d la tete je plus de vie je deteste les fetes il me reste 2fils me pouse pour noel apres fini pendant toute annèe se fini je soufre mes enfants me monque je 65ans je plus de vie courage a vous en dece d enfants se afreaux courage

  20. merci vraiment du soutien morale et des conseils. je suis reconnaissant et le bon Dieu vous le revaudra.

  21. Aucune perte n’est facile a vivre!
    j’ai perdu mon beau- frère le 21 Novembre dernier, c’est vraiment difficile de voir ma sœur et mes neveux détruit dévastés par cette mort subite et tragique.
    Le Seigneur nous soutienne , et apaise la douleur de chacun. Merci

  22. Bonjour,

    Je m’appelle Florence et j’ai 30 ans. Il y a 7 ans, mon Papa (né en 1959), 50ans, est décédé inopinément d’une embolie pulmonaire le 15 octobre. Maman (née en 1960) et moi avons été très fortes et nous avons poursuivi notre chemin (études, Erasmus, …). Maman a 53 ans a rencentré Claude, son compagnon. Avec bcp de difficulté, j’ai accepté ce changement. Maman pouvait être à nouveau heureuse et moi, de mon côté, j’étais aussi en couple et la solitude de maman était devenue difficile. A 55 ans, la dermato lui a diagnostiqué un mélanome à la palnte des pieds. Après un an de mutilation, de souffrance, de séjours à la clinique et d’espérance, Maman a perdu son combat contre le cancer le 31 octobre.

    Il est vrai, qu’après l’incinération de mon Papa et récemment de Maman, j’ai pu constater que tout le monde rentre chez soi et continue leur vie sans penser aux proches endeuillés.

    Je suis orpheline. Mes familles sont littéralement décomposées par les non-dits, les secrets et les disputes. En résumé, je suis seule avec mon compagnon. J’ai également le soutien et tout le respect de mes 2 grands mères respectives, mais elles-même sont fragilisées par la disparation de leur enfant et de leur conjoint.

    Mon conjoint, 54 ans :-), est super avec et très empathique mais il n’imagine pas la souffrance. Il ne comprend pas pq j’en veux à la terre entière. Il a encore ses 2 parents (+/- 90 ans) mais ils sont encore très bien. Il a également un fils de mon âge et attend famille pour le mois de mars.

    A Noël, nous sommes invités chez les beaux parents de Fred. Je suis angoissée et très nerveuse depuis l’invitation. D’un côté, je m’en réjouis car je passe le cap avec des étrangers car ces derniers n’oseront pas me poser des questions vu ma situation et d’un autre côté, j’ai très peur de m’effondrer aux moments-clef. Je ne veux en aucun cas nier ma douleur mais comment ne pas gâcher le Noël des autres or que je suis en total révolution? Mon conjoint me répète sans cesse que tout ira bien et qu’ils comprennent. Mais quoi? que j’ai perdu mes parents trop jeune, que tous mes fêtes-clef (pendaison de crémaillière, naissance, mariage), je vais les vivre avec une part de tristesse???
    Pour moi, je voulais rester à la maison mais je ne peux pas imposer ma situation à mon conjoint.

    J’ai promis à Maman d’être heureuse et de vivre. J’avoue que la mission est ambitieuse mais j’y arriverai grâce aux ressources et à l’éducation reçues par mes parents (c’est mon hommage et c’est une façon de les faire vivre) et également grâce aux nouveaux projets avec mon compagnation (construction, voyage,…)

    Je vous souhaite un Joyeux Noël et une excellente année 2017, malgré votre tristesse.
    Dernière chose, je me dis que vivre les moments présents est la meilleure solution pour conjurer la tristesse. De toute façon, nous sommes obligés de les vivre, pourquoi pas les célébrer, même d’une autre manière mais les vivre, c’est en qq sorte rendre hommage aux personnes disparues.

    • Bonjour

      j’ai 35 ans et j’ai moi aussi perdu mon père (il y a deux ans et demi) et ma mère (il y a huit mois).
      je viens de passer un nouvel an difficile, plus seule que seule. Mon compagnon est parti juste après le décès de ma mère. je pense que mon état lui a fait peur. Mes “amis” ne me comprennent pas, et ne m’ont d’ailleurs rien proposé pour le nouvel an.
      Il y a toujours des personnes qui ont une âme sensible et très empathique. Mais je n’arrive même pas à répondre quelque chose de gentil à ce qu’on me propose. Je viens d’envoyer 250 sms à mon ex compagnon – avec qui j’avais passé le nouvel an l’année dernière – c’est une autre forme de deuil aussi. difficile.
      j’en veux beaucoup à mes amis. et à la terre entière et j’ai un énorme sentiment de dégoût. et j’ai eu l’impression d’être folle cette nuit. C’est très dur de se sentir oubliée ou incomprise. c’est très dur d’avoir juste peur d’aller à une soirée avec des gens qu’on ne connait pas beaucoup. alors que c’est tout à fait le genre de soirée qui m’aurait fait plaisir d’ordinaire.
      Merci Florence d’avoir posté ce message, je me reconnais un peu d’une certaine manière. Et je me sens un peu moins seule dans ce que je traverse. Pour Noel, j’ai pris le train pour aller chez un ami. Ca m’a fait très plaisir. j’espère que ton Noel s’est bien passé dans ta belle famille.

  23. J’ai 63 ans et j’ai perdu un fils ce 09 novembre 2016 …..
    Agé de 35 ans, il a été découvert dans un hôtel bruxellois sans vie..
    Il était entouré de bouteilles de wisky petits formats …..
    Conclusion : déclaré par par les autorités judiciaires : Intoxication par l’alcool.
    Impossible d’avoir des explications autres …………..

  24. Se sentir seul, seule, et différent après la mort d’un proche
    Ne pas savoir où et à qui parler pour être compris
    Ne plus se sentir concerné, concernée par la pluie ou le soleil, avoir toujours froid et perdu la légèreté…
    La liste serait si longue des choses différentes depuis…

    Une association : FAVEC 78, propose en Ile de France des groupes de parole pour personnes endeuillées
    Pour en savoir plus sur les activités des Yvelines contacter le siège de l’association au 01 39 53 12 46 à Versailles 14 rue du Parc de Clagny

    ou envoyer un message par mail à favec78@sfr.fr

    Pour les groupes de parole : colette.auzanne@gmail.com

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